FICHES ACTEURS

 

    LOUIS DE FUNES

                     

le 31 juillet 1914 à Courbevoie (France)

Décédé le 27 janvier 1983à Nantes (France)

    

Né à Courbevoie le 31 juillet 1914, Louis de Funès est le troisième enfant d’un couple arrivé d’Espagne en France en 1904après que son père, Carlos Luis de Funes de Galarza (1871-1934), eut enlevé sa mère Leonor Soto y Reguera (1878-1957) parce que la famille de celle-ci s’opposait à leur union.

Son père, qui ne peut plus exercer sa profession d'avocat (comme il le faisait en Espagne) depuis son installation en France, s’improvise diamantaire. Ce père, préoccupé par l'avenir de son fils, personnage un peu fantasque qu’il a peu connu, semble avoir eu moins d'influence sur lui que sa mère. Ainsi, Louis de Funès a raconté qu’elle fut son premier professeur de comédie : « Il arrivait à ma mère de me courser autour de la table en criant “Yé vais té toué”, dans sa façon d’être et d’agir, elle possédait, sans le savoir, le génie des planches. ». Elle lui donne également ses premières leçons de piano à l’âge de 5 ans.

À 16 ans, après des études secondaires moyennes et sur les conseils de son frère devenu fourreur, Louis de Funès entre à l’École Professionnelle de la Fourrure mais il en est renvoyé pour chahut. Il travaille ensuite chez plusieurs fourreurs, exerce successivement différents métiers, mais à cause de ses renvois systématiques et par lassitude de ses frasques professionnelles, ses parents l’inscrivent en 1932à l’École Technique de Photographie et de Cinéma (ETPC), aujourd'hui École nationale supérieure Louis-Lumière, située à deux pas de son domicile. Dans les cours, il a notamment pour condisciple Henri Decaë qui fut bien plus tard directeur de la photographie sur plusieurs de ses films. Finalement il est renvoyé pour incendie volontaire.

           

Recommence alors le cycle de périodes de chômage et d’emplois (étalagiste, dessinateur industriel, aide comptable, etc.) d’où il finit toujours par se faire renvoyer. En 1936, il épouse sa première femme, Germaine Louise Élodie Carroyer. Un enfant naît de cette union en 1937, Daniel de Funès, mais le couple se sépare très vite même si le divorce n’est prononcé qu’en 1942. Bientôt il commence à se faire engager comme pianiste de bar. Il joue dans un grand nombre d’établissements, enchaînant des soirées de douze heures (de 17 h 30 à 5 h 30 du matin), payé à la coupelle (le pourboire des clients) ou touchant un cachet de misère. Louis de Funès est alors un excellent musicien selon Eddy Barclay - ce dont il se servira dans certains de ses films tels que La Rue Sans Loi, Le Corniaud, La Grande Vadrouille, Le Grand Restaurant ou encore L’Homme orchestre - et possède une bonne connaissance du cinéma de son époque.

            

 Le hasard va ramener de Funès vers la comédie : ” Un hasard prodigieux. Je descendais d'un wagon de première classe dans le métro, et Daniel Gélin (mon copain de chez Simon) montait dans un wagon de seconde classe. La porte allait se refermer, lorsqu'il me crie : “Téléphone-moi demain. J'ai un petit rôle pour toi. ” C'était pour “L'Amant de paille” (1945) de Marc-Gilbert Sauvageon. Je reprenais le rôle qu'avait créé Bernard Blier.” C'est Gélin, toujours, qui le fait débuter au cinéma dans ” La Tentation de Barbizon” (1945) de Jean Stelli, où son rôle se résume… à ouvrir une porte.

             

  Jusqu'en 1954, il apparaîtra dans une cinquantaine de films mais dans des rôles si insignifiants qu'un jour Françoise Rosay qui tournait avec lui “La Reine Margot” (1954) de Jean Dréville, s'insurgea : ” On me voit tout le temps de face. C'est son tour de temps en temps.” De Funès réduit pendant des années à n'être qu'un “dos”, on juge ainsi mieux de la longue marche qu'il aura dû accomplir avant de devenir la coqueluche du public français. En attendant, pour survivre, de Funès se livre à toutes sortes de travaux : ” A l'époque, je doublais le matin (entre autres la voix de Toto le comique italien), je tournais l'après-midi, et j'étais le soir au théâtre.”

 

                       

  Il faudra attendre 1956, après dix ans de carrière et près de 80 films, pour qu'il accède enfin aux premiers rôles. Cette année-là, il tourne ” La traversée de Paris (1956) de Claude Autant-Lara, un des meilleurs réalisateurs du moment, avec Gabin et Bourvil. Son rôle de Jambier, l'épicier du marché noir égorgeur de cochon, est le premier grand personnage créé par de Funès. C'est à partir de ce film en tout cas que l'acteur va devenir ” un film à lui tout seul “. La critique commence d'ailleurs à s'intéresser à lui, et avec ” Ni vu ni connu ” (1957) d'Yves Robert, elle le présente comme l'un des meilleurs comiques français du moment.

                          

  Parallèlement, de Funès poursuit sa carrière théâtrale marquée par le triomphe d'”Oscar” qu'il reprendra cinq ans plus tard au cinéma avec le même succès. L'identification devient totale entre l'acteur et ce personnage d'une absolue loufoquerie. A ce propos de Funès déclarera : ” J'aime bien incarner, afin de les ridiculiser, les types qui se prennent au sérieux et veulent se faire respecter… J'aime trouver le petit détail, le grain de sable qui fera s'écrouler ce personnage gonflé de vanité.” Il a tant à dire sur ce ” personnage “, que lorsqu'il reprendra la pièce en 1971, il l'allongera de vingt bonne minutes, reconnaissant y avoir ” changé des trucs et ce n'est pas fini “. Par les nombreux gags dont il ponctue le texte original, de Funès finit par devenir le véritable auteur de la pièce. C'est avec elle qu'il impose son type de comique. Pourtant sa carrière cinématographique marque encore le pas, il reste en effet souvent un faire-valoir des têtes d'affiche. En 1961, il tourne dans ” Le crime ne paie pas ” de Gérard Oury : ce film, pour lequel il ne figure même pas au générique, sera pourtant celui qui décidera Oury à se consacrer désormais à la comédie et surtout de donner à de Funès des rôles à la mesure de sa verve. Quant à ” pouic-pouic ” que de Funès tourne deux ans plus tard, il marque sa première rencontre avec Jean Girault qu'il retrouvera pour la fameuse série des ” Gendarmes”.

    

  Avec déjà 100 films à son actif, Louis enchaîne avec celui qui le fait enfin accéder au vedettariat : “Le gendarme de Saint -Tropez” (1964) de Jean Girault. Puis il retrouve Bourvil pour le Corniaud (1964) de Gérard Oury. Face à son grand “rival” en comédie, il impose sa propre image de marque, plus gestuelle que verbale : ” On me donne toujours trop de texte, reconnaît-il. Je n'ai pas un comique de mots, mais de geste d'attitude, de situation… Rappelez-vous la scène de la douche du corniaud. Elle est parfaite. “

  Le tandem de Funès-Bourvil se retrouvera une dernière fois à l'affiche de ce qui constitue, aujourd'hui encore, le plus phénoménal succès français, ” La grande Vadrouille ” (1966) de Gérard Oury, sans se nuire, bien au contraire, les deux acteurs, qui ont activement participé à l'élaboration du scénario, composent, chacun dans son registre, un duo d'une incontestable drôlerie.

  Après ” La Folie des grandeurs ” (1971), où, dû au décès de son ami Bourvil, est le partenaire d'un Yves Montand inattendu, de Funès clôt sa collaboration avec Oury avec ” Les Aventures de Rabbi Jacob ” (1973). En 1974, alors que tout est prêt pour le premier tour de manivelle d'un nouveau film avec Oury, ” Le Crocodile “, Louis est victime d'un infarctus. Les problèmes financiers que soulèveront cette défection forcée jetteront un froid dans ses relations avec le cinéaste. Remis de ces problèmes de santé, de Funès entame une nouvelle collaboration avec Claude Zidi dont il semble à l'en croire fort satisfait : ” Je ne veux plus jouer les homme en colère, insupportables. On me l'a trop fait faire. Claude Zidi l'a compris qui m'a écrit un rôle plein de nuances… Il y a un sentiment que j'aime bien exprimer aujourd'hui, la candeur.”

  ”L'Aile ou la cuisse ” (1976) de Zidi forme un nouveau duo de comiques, de Funès-Coluche. Ce qui n'était pas pour déplaire è Louis, volontiers disposé aux confrontations d'acteurs, comme il en donne une autre preuve avec Annie Girardot avec laquelle il forme le couple chamailleur de ” La Zizanie ” (1977), toujours de Zidi.

  C'est avec Jean Girault, le père des gendarmes, avec lequel il a toujours travaillé en bonne harmonie qu'il terminera pourtant sa carrière. En 1980, Louis réalise avec lui un vieux rêve pour lequel il avait cherché des gags toute sa vie, “L'Avare” (1980) de Molière. Malgré un rôle où il peut donner libre cours à son goût pour les personnages de faux jetons, de Funès ne récolte qu'un demi-succès . Louis de Funès meurt le 27 janvier 1983, après avoir endossé une ultime fois l'uniforme dans ” Le Gendarme et les Gendarmettes ” (1982) sous la direction de Jean Girault. Dans le silence et le recueillement, le corps de Louis de Funès est inhumé dans un monument du cimetière du Cellier. Louis de Funès, aujourd'hui, y repose et continue de nous faire rire pour l'éternité en compagnie de Bourvil, Fernandel et d'autres comiques qui méritent notre respect.

                       

 

FILMOGRAPHIE: sélective

  • 1962 : Le Gentleman d’Epsom, de Gilles Grangier : Gaspard Ripeux, restaurateur et turfiste
  • 1962 : Nous irons à Deauville, de Francis Rigaud : le vacancier énervé au volant
  • 1962 : Le Diable et les Dix Commandements - sketch Tu ne déroberas point, de Julien Duvivier : Antoine Vaillant, l’escroc
  • 1963 : Les Veinards - sketch Le Gros Lot, de Jack Pinoteau : Antoine Beaurepaire, heureux gagnant de la loterie
  • 1963 : Pouic-Pouic, de Jean Girault : Léonard Monestier, riche homme d’affaires
  • 1963 : Carambolages, de Marcel Bluwal : Norbert Charolais, P.D.G, de l’agence de publicité « 321 »
  • 1964 : Faites sauter la banque, de Jean Girault : Victor Garnier, propriétaire du magasin « Chasse et Pêche »
  • 1964 : Des pissenlits par la racine, de Georges Lautner : Jacques, le cousin de Jérôme, dit Jockey Jack, petit truand
  • 1964 : Le Gendarme de Saint-Tropez, de Jean Girault : le maréchal des logis-chef Ludovic Cruchot
  • 1964 : Fantômas, d’André Hunebelle : le commissaire de police Paul Juve
  • 1964 : Une souris chez les hommes ou Un Drôle de caïd, de Jacques Poitrenaud : Marcel Ravelais, cambrioleur à la petite semaine
  • 1965 : Le Corniaud, de Gérard Oury : Léopold Saroyan, directeur d’import-export
  • 1965 : Fantômas se déchaîne, d’André Hunebelle : le commissaire de police Paul Juve
  • 1965 : Le Gendarme à New York, de Jean Girault : le maréchal des logis-chef Ludovic Cruchot
  • 1965 : Les Bons Vivants ou Un Grand Seigneur, de Gilles Grangier et Georges Lautner : Léon, Louis, Marie Haudepin, président de l’amicale de judo « L’Athlétic club »
  • 1966 : La Grande Vadrouille, de Gérard Oury : Stanislas Lefort, chef d’orchestre
  • 1966 : Le Grand Restaurant, de Jacques Besnard : Monsieur Septime, patron d’un grand restaurant parisien
  • 1967 : Fantômas contre Scotland Yard, d’André Hunebelle : le commissaire de police Paul Juve
  • 1967 : Les Grandes Vacances, de Jean Girault : Mr Charles Bosquier, directeur de l’institut privé
  • 1967 : Oscar, d’Édouard Molinaro (Louis de Funès est scénariste) : Mr Bertrand Barnier, riche homme d’affaires
  • 1968 : Le Petit Baigneur, de Robert Dhéry : Louis-Philippe Fourchaume, directeur des chantiers-navals
  • 1968 : Le Tatoué, de Denys de La Patellière : Félicien Mézeray, homme d’affaires et vendeur de tableaux
  • 1968 : Le gendarme se marie, de Jean Girault : le maréchal des logis-chef Ludovic Cruchot
  • 1969 : Hibernatus, d’Édouard Molinaro (Louis de Funès est scénariste) : Hubert Barrère de Tartas, important industriel
  • 1970 : L’Homme orchestre, de Serge Korber : Mr Édouard, alias Evan Evans, impresario et maître de ballet d’une troupe de danseuses
  • 1970 : Le Gendarme en balade, de Jean Girault : le maréchal des logis-chef Ludovic Cruchot
  • 1970 : Sur un arbre perché, de Serge Korber : Henri Roubier, industriel, promoteur auto-routier
  • 1971 : La Folie des grandeurs, de Gérard Oury : Don Salluste, ministre de Sa Majesté le roi d’Espagne
  • 1971 : Jo, de Jean Girault : Antoine Brisebard, auteur de romans policiers
  • 1973 : Les Aventures de Rabbi Jacob, de Gérard Oury : Victor Pivert, riche entrepreneur
  • 1976 : L'Aile ou la Cuisse, de Claude Zidi : Charles Duchemin, directeur du guide touristique
  • 1978 : La Zizanie, de Claude Zidi : Guillaume Daubray-Lacaze, petit industriel et maire
  • 1979 : Le Gendarme et les Extra-terrestres, de Jean Girault : Le maréchal des Logis-chef Ludovic Cruchot
  • 1980 : L’Avare, de Jean Girault et Louis de Funès : Harpagon, le père avare
  • 1981 : La Soupe aux choux, de Jean Girault (Louis de Funès est scénariste) : Claude Ratinier dit Le Glaude, paysan sabotier du hameau Les Gourdiflots
  • 1982 : Le Gendarme et les Gendarmettes, de Jean Girault et Tony Aboyantz : le maréchal des logis-chef Ludovic Cruchot
  •  



    FICHES ACTEURS

     

      LEONARDO DICAPRIO

                     

    Acteur, Scénariste, Producteur, Producteur exécutif américain  Leonardo Wilhelm DiCaprio (connu sous le nom de Leonardo DiCaprio) le 11 novembre 1974 à Hollywood, Californie (Etats-Unis) 

        

                                        

     

    Né d'un père italien et d'une mère allemande favorisant au mieux ses aptitudes artistiques, Leonardo DiCaprio suit des cours de comédie dès l'école primaire. Auditionnant pour la première fois en 1988, il commence par tourner des spots publicitaires puis obtient très vite quelques petits rôles à la télévision (Les Nouvelles aventures de Lassie, Santa Barbara) avant de se faire remarquer dans la série Quoi de neuf, docteur ? en 1991. Mais il est surtout intéressé par le cinéma, et après un premier film d'horreur (Critters 3), Leonardo DiCaprio est choisi parmi quatre cents candidats pour jouer le beau-fils maltraité de Robert De Niro dans Blessures secrètes (1993). Dès son film suivant, il étonne en interprétant un attardé mental dans Gilbert Grape (1993), où il vole la vedette à Johnny Depp.

      

     Sa composition lui vaut une double nomination comme Meilleur second rôle aux Golden Globes et Oscars 1994. A l'aise dans tous les registres, ce surdoué enchaîne au cours de l'année 1995 un western (Mort ou vif), une évocation de la vie d'Arthur Rimbaud (Rimbaud Verlaine) et l'histoire d'un junkie (Basketball diaries). Choisissant ses films davantage sur des critères artistiques qu'économiques, Leonardo DiCaprio, relégué au rang d'acteur secondaire, accède au statut de star en 1996 lorsque sort sur les écrans Romeo + Juliette, une version contemporaine et déjantée de l'oeuvre de William Shakespeare. Pari risqué, le film est un succès international.Mais le meilleur reste à venir avec Titanic (1997), la fresque de James Cameron, dont les recettes engendrées aux Etats-Unis s'élèvent à plus de 600 millions de dollars.

      

     

     

     Amant de Claire Danes et de Kate Winslet à l'écran, il fait figure de nouveau héros romantique et devient l'objet d'une véritable “DiCaprio mania”. Les sorties de Celebrity de Woody Allen et du film de cape et d'épée L'Homme au masque de fer, tournés avant le phénomène Titanic, bénéficient de cette déferlante. Payé 2,5 millions de dollars pour Titanic, son cachet passe à 20 millions pour le voyage initiatique de La Plage (2000). Les grands réalisateurs de ce monde se l'arrachent et lui confient des personnages plus matures : escroc, expert du changement d'identité, dans Arrête-moi si tu peux (2003) de Steven Spielberg, Leonardo DiCaprio collabore ainsi à trois reprises avec Martin Scorsese qui en fait successivement le leader de Gangs of New York (2002), le Howard Hughes d'Aviator (2004) et l'un des héros des Infiltrés (2006).

     L'année suivante, il offre une très belle interprétation de Sud-Africain dans Blood Diamond, film qui dénonce le trafic des diamants de sang. Dans Mensonges d'Etat, il est dirigé pour la première fois par Ridley Scott, dans un thriller sur fond politique, et de nouveau Martin Scorsese, qui l'entraîne dans les années 50 pour une sombre affaire policière dans Shutter Island. En 2009, plus de 10 ans après l'épopée Titanic, le couple mythique, Leonardo Dicaprio et Kate Winslet, est reformé grâce à Sam Mendes qui les dirige tous les deux dans le drame Les Noces rebelles.

    FILMOGRAPHIE

  • 1991 : Critters 3 de Kristine Peterson: Josh
  • 1992 : Fleur de poison (Poison Ivy) de Katt Shea : figurant
  • 1993 : Blessures secrètes (This Boy's Life) de Michael Caton-Jones : Tobias « Toby » Wolf
  • 1993 : Gilbert Grape (What's Eating Gilbert Grape) de Lasse Hallström : Arnie Grape
  • 1994 : La Rencontre de tir au pied (The Foot Shooting Party) de Annette Haywood-Carter: Bud
  • 1995 : Les Cent et Une Nuits de Simon Cinéma de Agnès Varda : lui-même
  • 1995 : Mort ou vif (The Quick and the Dead) de Sam Raimi : le Kid
  • 1995 : Basketball Diaries (The Basketball Diaries) de Scott Kalvert: Jim Carroll
  • 1995 : Rimbaud Verlaine (Total Eclipse) de Agnieszka Holland : Arthur Rimbaud
  • 1996 : Simples Secrets (Marvin's Room) de Jerry Zaks: Hank
  • 1996 : Roméo + Juliette (Romeo + Juliet) de Baz Luhrmann : Romeo Montague
  • 1997 : Titanic de James Cameron : Jack Dawson
  • 1998 : l'Homme au masque de fer (The Man in the Iron Mask) de Randall Wallace : Louis XIV / Philippe
  • 1998 : Celebrity de Woody Allen : Brandon Darrow
  • 2000 : La Plage (The Beach) de Danny Boyle : Richard
  • 2001 : La Plume de Don (Don's Plum) de R.D. Robb: Derek
  • 2002 : Gangs of New York de Martin Scorsese: Amsterdam Vallon
  • 2002 : Arrête-moi si tu peux (Catch Me If You Can) de Steven Spielberg : Frank Abagnale Jr.
  • 2004 : Aviator (The Aviator) de Martin Scorsese : Howard Hughes
  • 2006 : Les Infiltrés (The Departed) de Martin Scorsese : William “Billy” Costigan
  • 2007 : Blood Diamond de Edward Zwick : Danny Archer
  • 2008 : Mensonges d'État (Body of Lies) de Ridley Scott : Roger Ferris
  • 2009 : Les Noces rebelles (Revolutionary Road) de Sam Mendes : Franck Wheeler
  • 2009 : Shutter Island de Martin Scorsese : Teddy Daniels
  • 2010 : The Rise of Theodore Roosevelt de Martin Scorsese : Theodore Roosevelt
  • 2010 : Inception de Christopher Nolan : Jacob Hastley
  • 2011 : The Chancellor Manuscript : Peter Chancellor
  •    

       

     

      



    ACTEUR

          CLINT EASTWOOD

              

    Acteur, Réalisateur, Compositeur, Scénariste, Producteur, Compositeur (chansons du film) américain

    Clinton Eastwood (connu sous le nom de Clint Eastwood)

    le 31 mai 1930 à San-Francisco, Californie (Etats-Unis)

     

        

    Né d'un père comptable, le jeune Clinton mène avec ses parents une vie de nomade. Il fait des petits boulots sans grande conviction, puis part à l'armée, où ses rencontres l'amènent à travailler chez Universal. Il fait sa première apparition à l'écran en 1955 dans La Revanche de la creature, puis enchaîne les petits rôles anecdotiques.                      

    Son ascension débute avec un rôle dans le feuilleton Rawhide. Entre 1956 et 1958, il apparaît successivement dans Ne dites jamais adieu, La Corde est prête, Escapade au Japon, et C'est la guerre. C'est grâce à Sergio Leone et la trilogie Pour une poignee de dollars, Et pour quelques dollars de plus et Le Bon, la brute et le truand qu'il devient très populaire. Devenue une star en quelques année, Eastwood crée sa propre maison de production, Malpaso, et s'offre un peu d'indépendance. De sa rencontre avec Don Siegel naît une belle amitié et une longue collaboration (cinq films, dont Les Proies, L'Inspecteur Harry ou encore L' Evade d'Alcatraz).                                    

    Profitant du succès de Quand les aigles attaquent, Eastwood, qui se spécialise dans les westerns et les films policiers, passe derrière la caméra en 1971 avec Un frisson dans la nuit. L'année suivante, L'Inspecteur Harry (qui aura quatre suites), dans lequel il incarne un flic violent, le consacre encore plus auprès du grand public. Il continue alors de réaliser et de jouer dans ses propres films : L' Homme des hautes plaines (1972), Josey Wales hors la loi (1976) ou encore Honkytonk man.                            

     

    Bird, film sur la vie de Charlie Parker, confirme la passion du réalisateur pour le jazz. En 1992, son western Impitoyable, à l'ambiance crépusculaire, est plébiscité par ses pairs : le film remporte quatre Oscars dont ceux du Meilleur film et du Meilleur réalisateur. L'acteur/réalisateur, âgé de 65 ans, est au sommet et fait preuve, les années passant, d'une maturité qui grandit son cinéma. Avec toujours la double casquette de réalisateur et acteur, il bouleverse dans Sur la route de Madison puis enchaîne avec Minuit dans le jardin du bien et du mal, Juge coupable, Space Cowboys et Créance de sang.                                En 2003, Clint Eastwood signe le drame Mystic River, porté par Sean Penn, Tim Robbins et Kevin Bacon, qui lui fait monter les marches du Festival de Cannes pour la quatrième fois. Deux ans plus tard, avec le drame Million dollar baby, le cinéaste remporte à nouveau, douze ans après Impitoyable, l'Oscar du Meilleur film et du Meilleur réalisateur. Le succès du film est total, ses comédiens Hilary Swank et Morgan Freeman étant sacrés Meilleure actrice et Meilleur second rôle masculin. Clint Eastwood change alors de registre et décide de réaliser un dyptique autour de la bataille d'Iwo Jima : Mémoires de nos pères pour le point de vue américain, et Lettres d'Iwo Jima pour le point de vue japonais.            

    En 2008, cette légende du cinéma enchaine la réalisation de deux films, L'Echange, drame emmené par Angelina Jolie, et Gran Torino, qui marque son grand retour devant la caméra. Filmographie : 1955 - La revanche de la créature (Arnold)
    1955 - Francis in the Navy (Lubin)
    1955 - Lady Godiva (Lubin)
    1955 - Tarantula (Arnold)
    1956 - Ne dites jamais adieu (Hopper)
    1956 - The First Travelling Sales Lady (Lubin)
    1956 - La corde est prête (Haas)
    1956 - Away All Boats (Pevney)
    1957 - Escapade au Japon (Lubin)
    1958 - Ambush at Cimarron Pass (Copelan)
    1958 - La Fayette Escadrille (Wellman)
    1964 - Pour une poignée de dollars (Sergio Leone)
    1965 - Et pour quelques dollars de plus (Sergio Leone)
    1966 - Le bon, la brute et le truand (Sergio Leone)
    1967 - Les sorcières (sketch De Sica)
    1968 - Pendez les haut et court (Ted Post)
    1968 - Un shérif à New York (Don Siegel)
    1969 - Quand les aigles attaquent (Hutton)
    1969 - La kermesse de l'Ouest (Logan)
    1970 - Sierra torride (Don Siegel)
    1970 - De l'or pour les braves (Hutton)
    1971 - Les proies (Don Siegel)
    1971 - Un frisson dans la nuit (Clint Eastwood)
    1972 - L'inspecteur Harry (Don Siegel)
    1972 - Joe Kidd (Sturges)
    1973 - L'homme des hautes plaines (Clint Eastwood)
    1973 - Magnum Force (Ted Post)
    1973 - Breezy (Clint Eastwood)
    1974 - Le canardeur (Michael Cimino)
    1975 - La sanction (Clint Eastwood)
    1976 - Josey Wales, hors la loi (Clint Eastwood)
    1976 - L'inspecteur ne renonce jamais (James Fargo)
    1977 - L'épreuve de force (Clint Eastwood)
    1979 - Doux, dur et dingue (Fargo)
    1979 - L'évadé d'Alcatraz (Don Siegel)
    1980 - Bronco Billy (Clint Eastwood)
    1980 - Ça va cogner (Van Horn)
    1982 - Honkytonk Man (Clint Eastwood)
    1982 - Firefox, l'arme absolue (Clint Eastwood)
    1983 - Le retour de l'inspecteur Harry (Clint Eastwood)
    1984 - La corde raide (Tuggle)
    1984 - Haut les flingues (Benjamin)
    1985 - Pale Rider (Clint Eastwood)
    1986 - Le maître de guerre (Clint Eastwood)
    1988 - Bird (Clint Eastwood)
    1988 - La dernière cible (Van Horn)
    1989 - Pink Cadillac (Van Horn)
    1990 - Chasseur noir, cœur blanc (Clint Eastwood)
    1990 - La relève (Clint Eastwood)
    1993 - Dans la ligne de mire (Wolfgang Petersen)
    1993 - Un monde parfait (Clint Eastwood)
    1995 - Sur la route de Madison (Clint Eastwood)
    1995 - Casper (Silberling) (cameo)
    1996 - Les pleins pouvoirs (Clint Eastwood)
    1998 - Jugé coupable (Clint Eastwood)
    2000 - Space Cowboys (Clint Eastwood)
    2002 - Créance de sang (Clint Eastwood)
    2002 - Mystic River (Clint Eastwood)
    2004 - Million dollar baby (Clint Eastwood)
     

     
    Filmographie en tant que réalisateur:

    1971 - Un frisson dans la nuit
    1973 - L'homme des hautes plaines
    1973 - Breezy
    1975 - La sanction
    1976 - Josey Wales, hors la loi
    1977 - L'épreuve de force
    1980 - Bronco Billy
    1982 - Honkytonk Man
    1982 - Firefox, l'arme absolue
    1983 - Le retour de l'inspecteur Harry
    1985 - Pale Rider
    1986 - Le maître de guerre
    1990 - Chasseur noir, cœur blanc
    1990 - La relève
    1993 - Un monde parfait
    1995 - Sur la route de Madison
    1996 - Les pleins pouvoirs
    1998 - Jugé coupable
    2000 - Space Cowboys
    2002 - Créance de sang
    2002 - Mystic River
    2003 - Piano blues
    2006 - Lettres d'iwo jima
    2006 - Mémoires De Nos Pères



    ACTEUR

                 TOM CRUISE

                     

    Thomas Cruise Mapother IV (connu sous le nom de Tom Cruise)le 3 juillet 1962 à Syracuse, Etat de New York (Etats-Unis)

    Ayant d'abord envisagé de devenir prêtre, puis renoncé à une carrière de sportif professionnel pour cause de blessure au genou, Tom Cruise décide à 18 ans de s'orienter vers l'art dramatique. Après quelques pièces de théâtre, il effectue sa première apparition au cinéma dans Un amour infini (Franco Zeffirelli, 1981), puis perce grâce au rôle-vedette de Risky business (Paul Brickman, 1983).

    Le succès de Top Gun (Tony Scott, 1985) en fait une véritable star, ce qui lui permet de s'essayer à des rôles plus ambitieux dans La Couleur de l'argent (Martin Scorsese, 1986) et Rain Man (Barry Levinson, 1988). Sa performance en marine paralysé dans Ne un 4 juillet (Oliver Stone, 1989) lui vaut sa première nomination aux Oscars (sur trois au total). Le succès accompagne son parcours volontairement éclectique, avec notamment Entretien avec un vampire (Neil Jordan, 1994), tiré d'un roman d'Anne Rice.
                        
    En 1996, Tom Cruise passe producteur avec
    Mission: impossible de Brian De Palma, adaptation de la célèbre série télévisée dont il tient également le rôle principal. Il retrouvera le personnage de l'agent Ethan Hunt en 2000 avec Mission : impossible 2, réalisé par John Woo, et en 2006 avec M : i : III, réalisé par J.J. Abrams. Ses prestations dans Eyes wide shut (Stanley Kubrick, 1998), Magnolia (Paul Thomas Anderson, 1999) et Vanilla sky de Cameron Crowe (2002) confortent sa popularité et lui permettent de gagner l'estime de la critique.

    Après
    Francis Ford Coppola, Martin Scorsese, John Woo, Stanley Kubrick et Brian De Palma, Tom Cruise continue de travailler avec les plus grands et confirme son statut de mégastar. Il tourne sous la direction de Steven Spielberg dans les thrillers futuristes Minority report et La Guerre des mondes, ce dernier étant adapté du roman de science-fiction de H.G. Wells. En 2004, il s'attache les services de Michael Mann pour le polar Collateral, où il joue un tueur à gages sans pitié, son premier rôle de méchant au cinéma.En 2006, la carrière de Tom Cruise marque un coup d'arrêt : il est licencié par Paramount, avec qui il était en contrat depuis 14 ans. On lui reproche notamment son penchant pour la scientologique, dont il se fait souvent l'ambassadeur, critiquant l'utilisation d'antidépresseurs ou niant tout simplement l'existence de la psychologie. Sa liaison puis son mariage avec l'actrice Katie Holmes, de 16 sa cadette, font parler de lui : son entoushiasme forcené (lors d'un passage dans le talk show d'Oprah Winfrey, il va jusqu'à faire des bonds pour exprimer son amour !) fait penser à un coup médiatique pour relancer sa carrière, et la star est la risée d'Hollywood.

    L'acteur rebondira vite, sa société de production, Wagner/Cruise, fondée en 1993 avec
    Paula Wagner réunissant suffisemment de fonds pour acquérir son indépendance (elle travaillait jusque là en collaboration exclusive avec Paramount). Tom Cruise décide de travailler avec le mythique studio United Artist, afin de redorer son blason. Toujours indépendant en temps qu'acteur, il revient au cinéma en 2007 avec Lions et agneaux aux côtés de Robert Redford et Meryl Streep, avant d'incarner le Colonel Claus von Stauffenberg, qui fut à la tête d'un complot visant à assassiner Hitler, dans Walkyrie, réalisé par Bryan Singer.

     



    ACTEUR

    GEORGES CLONEY

     

    George Clooney

    le 6 mai 1961 à Lexington, Kentucky (Etats-Unis)

    Fils d'un animateur de talk-shows (et cousin de Miguel Ferrer), George Clooney fait dès son plus jeune âge des apparitions dans les émissions de son père. Souhaitant marcher dans les pas de celui-ci, il commence par étudier le journalisme. Excellent joueur de base-ball, il envisage aussi un temps de devenir professionnel, mais cet espoir est déçu, l'équipe qu'il rêvait d'intégrer ne l'ayant pas sélectionné.Clooney se tourne alors vers le 7e art, mais ses débuts sont placés sous le signe de la série Z, avec des films aux titres aussi éloquents que Return to horror high (sa première apparition à l'écran en 1987) ou Le Retour des tomates tueuses en 1988.

    Ses prestations éveillent pourtant l'intérêt de producteurs de télévision qui lui confient le rôle d'un pédiatre dans une nouvelle série : Urgences. Clooney alias Doug Ross, fait des ravages dans les chaumières, ce qui lui permet de prendre un nouveau départ au cinéma -il ne quittera la série qu'en 1999.

    Il se voit offrir dès 1996 son premier grand rôle, celui d'un criminel, par le tandem chic et déjanté Robert Rodriguez-Quentin Tarantino (Une nuit en enfer). Choisi par la Warner pour camper l'homme chauve-souris dans Batman & Robin (1997), il se montre aussi à l'aise dans la comédie romantique (Un beau jour) que dans le film d'action (Le Pacificateur).En 1998, sa composition de gentleman cambrioleur dans Hors d'atteinte fait l'unanimité, mais ce film marque surtout sa rencontre avec le cinéaste Steven Soderbergh, avec qui il crée la société de production Section eight en 2000 -il y restera associé jusqu'en 2006. Clooney devient son acteur-fétiche, aussi bien sur des films grand public (Ocean's eleven et ses suites, Twelve et 13) que sur un projet aussi audacieux que le remake de Solaris en 2002,

     S'il ne dédaigne pas le grand spectacle (En pleine tempête), le séducteur aux tempes grisonnantes, vu chez Malick (La Ligne rouge), participe plus volontiers à des oeuvres iconoclastes, comme Les Rois du désert en 1999, ou les comédies acides des frères Coen (l'odyssée O'Brother avec au bout du voyage un Golden Globe du Meilleur second rôle en 2001, Intolérable cruauté).Vedette du petit écran ayant acquis le statut de star de cinéma, George Clooney se lance en 2002 un nouveau défi en passant derrière la caméra avec Confessions of a dangerous mind, premier opus très remarqué qui brosse le portrait d'un animateur de télé qui aurait travaillé pour la CIA.

     Il signe en 2005 son deuxième film, couvert de prix à Venise, Good night, and good luck., une plongée dans l'Amérique maccarthyste des années 50. Citoyen engagé, il joue dans des films qui abordent des thèmes d'actualité : les intérêts pétroliers américains (Syriana, avec à la clé un Oscar et un Golden Globe de Meilleur Second rôle en 2006) ou les pratiques peu reluisantes des multinationales (Michael Clayton, qui lui vaut sa première nomination à l'Oscar du Meilleur acteur en 2008). Il ne refuse pas pour autant le glamour ni le divertissement, aussi bien devant la caméra (l'exercice de style The Good German, Burn After Reading) que derrière, avec sa troisième réalisation, Jeux de dupes, une comédie sur le monde du football américain.

    Photo - FILM - The Men Who Stare at Goats : 136356Photo Christophe L - FILM - Un Beau jour : 14725Affiche (autres) - FILM - Leatherheads : 119568



    ACTEUR

    AL PACINO

    Al Pacino

    le 25 avril 1940 à New York (Etats-Unis)

    Biographie detaillée

    Fils de Salvator Pacino tailleur de pierre et Rose Gerard sans profession, tous les deux originaires de la Sicile. Elevé par ses grands-parents maternels James et Kate Gerard. Alfred James Pacino collectionne depuis ses débuts les nominations aux Oscars, mais c'est seulement en 1992 qu'il obtient sa première statuette pour Le Temps d'un week-end (adaptation du roman Parfum de femme de Giovanni Arpino). Vingt ans plus tôt, il connaissait sa première nomination pour son interprétation de Michael Corleone dans Le Parrain de Francis Ford Coppola. L'acteur passe son enfance dans le Bronx. Envahi par la passion de la comédie, il entre à l'âge de quatorze ans à la High School of Performing Arts de Manhattan, mais, sans diplôme, ni bagages culturels, il se retrouve en difficulté face aux méthodes utilisées. A seize ans, il décide de tout arrêter et passe deux ans à multiplier les petits boulots, pour revenir ensuite à sa vocation première. Après avoir échoué à l'entrée de l'Actors Studio, il poursuit sa formation d'acteur aux cours d'Herbert Berghof et a pour professeur Charles Laughton, qui deviendra un de ses pères spirituels.Il obtient son premier rôle principal avec la pièce de William Saroyan Hello, Out There et reçoit un Obie (équivalent des Oscars pour le théâtre) pour son interprétation dans The Indian Wants the Bronx. Les rôles au théâtre se succèdent, provocant louanges et critiques, et couronnés de plusieurs prix. En 1966, il est enfin admis à l'Actors Studio, il y rencontre Dustin Hoffman et Robert De Niro, la nouvelle génération d'acteurs formée selon “la méthode “qui occuperont le devant de la scène durant les années 70 jusqu'au milieu des années 80. Il y fait également la connaissance de Lee Strasberg qui deviendra son nouveau mentor.Quand on le découvre en 1969 dans son premier film Me, Natalie, Al Pacino a déjà une jolie carrière théâtrale derrière lui, mais c'est Panique à Needle Park qui va réellement le révéler et trois ans plus tard c'est la consécration : Le Parrain lui ouvre les portes de la gloire, il a trente-deux ans. S'enchaînent ensuite plusieurs films et plusieurs citations aux Oscars, dont Le Parrain, 2ème partie, c'est sa première rencontre à l'écran avec De Niro, qu'il retrouvera dans Heat dix ans plus tard. Suite à ses interprétations cinématographiques de 1974, il est déclaré meilleur acteur de l'année par La British Academy. Il connaît par la suite une longue traversée du désert, refuse plusieurs rôles phares : Apocalypse Now, Les Moissons du ciel et Kramer contre Kramer. Il fait de mauvais choix et doit faire face en 1985 à un échec cuisant avec Revolution, son premier film en costume. Le cinéma est alors volontairement délaissé au profit du théâtre, sa passion et première vocation. En 1996 il réalise et produit son premier long métrage (il a co-réalisé The Local Stigmatic en 1990 un film de 56 minutes) : Looking for Richard, un essai sur la mise en scène de la pièce de Shakespeare Richard III (pièce qu'il avait entre autre déjà joué en 1973 à Boston). Mi documentaire, mi adaptation c'est sans doute, le film qui permet le mieux de comprendre l'acteur et d'apprécier son interprétation subtile et riche en nuances qui a fait sa renommée.Son retour cinématographique a réellement été marqué avec Mélodie pour un meurtre en 1989. Quatre ans plus tard, il retrouve Brian De Palma avec qui il avait déjà signé Scarface pour L' Impasse. Le comédien saura jouer avec son image et varier les rôles, de Dick Tracy, Frankie & Johnny jusqu'au troisième opus du Parrain qui le fait entrer dans la légende. En 2002, il tourne avec deux jeunes cinéastes remarqués. Il est le réalisateur en crise de Simone, une star est… créée d'Andrew Niccol et le policier désabusé d'Insomnia de Christopher Nolan.Reconnu aujourd'hui pour son fabuleux don de faire oublier l'acteur caché derrière un personnage, Al Pacino, tend à présent à multiplier les casquettes comme dans Chinese coffee (adapté de la pièce de théâtre) où il est réalisateur et interprète. En acteur reconnu, celui-ci n'hésite pas à donner la réplique à de jeunes talents comme Colin Farrell dans La Recrue (2003), Ben Affleck et Jennifer Lopez dans Amours troubles (2003) ou encore Matthew McConaugheydans Two for the Money (2006).

    En 2007 il devient expert universitaire en psychiatrie criminelle pour les besoins de 88 minutes de
    Jon Avnet avant de rejoindre l'équipe de braqueurs cools sur le tournage d' Ocean's 13 de Steven Soderbergh. La même année, Andrew Niccol, avec qui Al Pacino avait déjà collaboré en 2002 pour Simone, lui offre le rôle de Salvador Dali dans le drame Dali and I : The Surreal Story.

    Al PacinoAl PacinoAl PacinoAl Pacino

    Al PacinoPhoto Christophe L - PERSONNE - Al Pacino : 1825Al PacinoAl Pacino



    Johnny Depp

    Johnny Depp est né le 9 juin 1963 à Owensboro, dans le Kentucky, de Betty Sue, une serveuse qui avait déja une fille nommée Hannah Augustin, et de John Christopher Depp Sr., un ingénieur.

    Il a également un frère, Danny, et deux sœurs (Christie, qui est aussi sa manager personnelle, et Debbie), et vient d'une famille allemande, Cherokee et irlandaise il prend goût à la musique en assistant à un spectacle de gospel que son oncle, un pasteur, a présenté dans une église, il rejoint alors le groupe The Flame, qui devient The Kids et fait la première partie de la tournée d'Iggy Pop. Deux ans plus tard, après avoir quitté l'école à l'âge de 15 ans, il se rend avec son groupe à Los Angeles, mais le groupe ne décolle pas et les membres doivent travailler en plus de leur activité artistique. Durant cette période, Depp est brièvement marié à la maquilleuse Lori Allison et vend des stylos par correspondance. Sa femme lui présente alors Nicolas Cage, qui organise une rencontre avec son agent, débouchant son premier rôle au cinéma dans Les Griffes de la nuit de Wes Craven.

    Johnny Depp décide ensuite de s'inscrire au Loft Studio à Los Angeles. Une fois sorti de l'école, il obtient quelques rôles de second plan ou de figuration qui lui permettent de vivre correctement. Puis il décroche en 1987 le rôle principal de 21 Jump Street, série dont le succès le hissera sur un piédestal fragile. Après quatre saisons à interpréter Tom Hanson, il souhaite rompre avec son image « d'idole pour les adolescentes » véhiculée par la télévision, et réussit, avec l'aide de son agent, à rompre le contrat (par lequel il était tenu à jouer dans cinq saisons de la série) pour se tourner vers la carrière cinématographique qui lui tend les bras.

    Il débute dans le satirique Cry-Baby de John Waters qui lance avec brio la carrière du jeune acteur. Tim Burton lui offre en 1990 le rôle de la consécration qui lui permet, par la même occasion, de rompre avec son image de jeune premier : Edward aux mains d'argent en 1991. Dès lors, il devient l'acteur de prédilection de Burton, avec qui il tournera aussi Ed Wood en 1994, Sleepy Hollow en 1999, Charlie et la chocolaterie, Les Noces funèbres, film d'animation, en 2005 et Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street en 2007. S'ensuivent d'autres collaborations moins remarquées qui tendent à lui donner l'image d'un acteur fuyant les grosses productions. Il tournera ainsi avec Jim Jarmusch dans Dead Man en 1995, Terry Gilliam dans Las Vegas Parano et le chaotique L'Homme qui a tué Don Quichotte, qui donnera lieu au documentaire Lost in La Mancha (réalisé par Keith Fulton). En 1993, Emir Kusturica lui offre un rôle à la mesure de son talent dans Arizona Dream.

    En 1997, il s'essaie à la réalisation avec The Brave, avec Marlon Brando, qui n'obtient pas le succès escompté malgré sa présentation au Festival de Cannes.

    En raison de l'importance de sa filmographie (plus de 45 films à ce jour), il reçut, en 1999, un César d'honneur pour l'ensemble de son travail.

    Le rôle de Jack Sparrow dans la trilogie Pirates des Caraïbes le fait découvrir à un autre versant du public. Le premier volet (La malédiction du Black Pearl) sort en 2003. Il retrouve ainsi son statut d'acteur bankable et déclencheur d'émeutes qui l'avait fait fuir le tournage de 21 Jump Street. Les films dans lesquels il tourne après cette date sont presque tous des succès au box-office, mis à part, en 2004, Rochester, le dernier des libertins (The Libertine). Le film parle en effet d'un célèbre poète ayant vécu au XVIIe siècle, débauché notoire et libre penseur, sous le règne du roi Charles II d'Angleterre. Les deux autres volets de son escapade dans le monde de la piraterie (Le secret du coffre maudit en 2006 et Jusqu'au bout du monde en 2007), viendront confirmer le succès du premier épisode. Succès plus que profitable pour le noyau dur de l'équipe du film, à savoir Johnny Depp, Orlando Bloom et Keira Knightley (acteurs), Gore Verbinski (réalisateur), Jerry Bruckheimer (producteur), et, bien entendu, la société Disney.

    D'une manière générale, ses personnages atypiques ont en commun une certaine audace, une originalité et sont en décalage avec le commun des mortels.

    Il fait une apparition dans le film français Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants d'Yvan Attal.

    Compagnon de Vanessa Paradis depuis 1998, ils ont deux enfants, Lily-Rose Melody (née le 27 mai 1999) et Jack John Christopher III (né le 9 avril 2002). Il a acheté à Hollywood une demeure dont la légende voudrait que ce soit celle où aurait vécu Bela Lugosi, interprète de Dracula.

    Puis, suite à ses tournages à répétition dans les Caraïbes, il tombera amoureux d'une île qu'il eut les moyens d'offrir à sa famille comme lieu privilégié de vacances.

    Il vit avec ses enfants et sa compagne Vanessa dans le Var, au Plan de la Tour, en France.

    En 2006, il est apparu dans le clip posthume de Johnny Cash, God's Gonna Cut You Down, ainsi qu'une trentaine d'autres artistes. Il apparaît à la fin de la vidéo, jouant de la guitare.

    On notera qu'en 2009, pour faire plaisir à ses enfants, il a doublé un épisode de Bob L'éponge dans lequel il interprète un personnage surnommé “Le Roi du Surf” dans l'épisode “La vague parfaite” (6×21).Johnny Depp (July 2009) 2.jpg



    Fiches Acteurs /Actrices

    Dans cette rubrique vous retrouverez toutes les dates importantes , ainsi que tous les films des acteurs et actrices .

    Votre aide sera la bien venue.