LIVRES

 

                     LIVRES dans LIVRES Katherine+pancol+1

              144832 dans LIVRES

      pancol

       KATHERINE PANCOL

Katherine Pancol est née en 1949, à Casablanca. Après une licence et une maîtrise de lettres modernes à Nanterre, elle devient professeur de français-latin-histoire à Lausanne.
 

EXTRAIT:

…La vie avait continué ainsi après, la vie continue toujours. Elle te donne des raisons de pleurer et des raisons de rire. C’est la vie, Joséphine, fais-lui confiance. C’est une personne, la vie, une personne qu’il faut prendre comme partenaire. Entrer dans sa valse, dans ses tourbillons, parfois elle te fait boire la tasse et tu crois que tu vas mourir et puis elle t’attrape par les cheveux et te dépose plus loin. Parfois elle t’écrase les pieds, parfois elle te fait valser. IL faut entrer dans la vie comme on entre dans une danse. Ne pas arrêter le mouvement en pleurant sur soi, en accusant les autres, en buvant, en prenant des petites pilules pour amortir le choc. Valser, valser, valser. Franchir les épreuves qu’elle t’envoie pour te rendre plus forte, plus déterminée.

 

DES LIVRES QUE L’ON A ENVIE DE LIRE ENCORE ENCORE…..

ÉMOUVANT ET TELLEMENT D’EPOQUE…

ON A L’IMPRESSION DE CONNAITRE TOUS LES PERSONNAGES..

 



LIVRES

 

    LA FORET DES MANES

                 LIVRES dans LIVRES 9782226194008g

Une juge d’instruction parisienne met sur écoute le psychanalyste de son petit ami qu’elle croit infidèle. Cette surveillance l’entraîne sur la piste de l’auteur de trois crimes sauvages commis sur des femmes. L’enquête la mène en Amérique du Sud, à la découverte d’un secret terrible et inattendu qui mêle génétique, histoire et violence primitive. 

EXTRAIT

C’ETAIT CA. Exactement ça.
Les escarpins Prada repérés dans le Vogue du mois dernier.
La note discrète, décisive, qui achèverait l’ensemble.
Avec la robe qu’elle imaginait- un petit truc noir qu’elle avait acheté trois fois rien rue du Dragon- ce serait parfait. Tout simplement dégaine. Sourire. Jeanne Korowa s’étira derrière son bureau. Elle avait enfin trouvé sa tenue pour le soir.
A la fois dans la forme mais aussi dans l’esprit.

Elle vérifia encore une fois son portable. Pas de message. Une pointe d’angoisse lui crispa l’estomac. Plus aiguë, plus profonde encore que les précédentes. Pourquoi n’appelait-il pas ? Il était plus de 16 heures. N’était-il pas déjà trop tard pour confirmer un dîner ?

Elle balaya ses doutes et téléphona à la boutique Prada de l’avenue Montaigne. Avaient-ils les chaussures ? en 39 ? Elle serait là avant 19 heures. Bref soulagement. Aussitôt rattrapé par une autre inquiétude. Déjà 800 euros de découvert sur son compte… Avec ce nouvel achat, elle passerait au-delà des 1 300 euros.

Mais on était le 29 mai. Son traitement lui serait versé dans deux jours. 4 000 euros. Pas un cent de plus, primes comprises.
Elle allait donc attaquer son mois, encore une fois, avec un tiers de ses revenus amputés. Elle avait l’habitude. Depuis longtemps, elle pratiquait la claudication bancaire avec une certaine agilité.

Elle ferma les yeux. S’imagina juchée sur ses talons vernis. Ce soir, elle serait une autre.
Méconnaissable. Flamboyante. Irrésistible.
Le reste ne serait qu’un jeu d’enfant. Rapprochement. Réconciliation.
Nouveau départ…

Mais pourquoi n’appelait-il pas ? C’était pourtant lui qui avait repris contact la veille au soir. Pour la centième fois de la journée, elle ouvrit sa boîte aux lettres électronique et consulta l’e-mail.

« Les mots nous font dire n’importe quoi. Je n’en pensais pas un seul, évidemment. Dîner à deux, demain ? Je t’appelle et passe te prendre au tribunal. Je serai ton roi, tu seras ma reine… »

Les derniers mots étaient une référence à Heroes, une chanson de David Bowie. Une version collector, où la rock-star chante plusieurs couplets en français. Elle revoyait la scène, le jour où ils avaient découvert le disque vinyle chez un marchand spécialisé du quartier des Halles. La joie dans ses yeux, à lui. Son rire… A cet instant précis, elle n’avait plus rien souhaité d’autre. Susciter toujours, ou simplement préserver, cette flamme dans ses yeux.
Comme les vestales de la Rome antique devaient toujours entretenir le foyer sacré du temple.

Le téléphone sonna. Pas son portable. Le fixe.

-Allô
-Violet.
En une fraction de seconde, Jeanne réintégra sa peau officielle.
-On en est où ?
-Nulle part.
-Il a avoué ?
-Non.
-Il l’a violée, oui ou merde ?
-Il dit qu’il ne la connaît pas.
-Elle n’est pas censée être la fille de sa maîtresse ?
-Il dit qu’il ne connaît pas non plus la mère.
-Le contraire est facile à démontrer, non ?
-Rien n’est facile sur ce coup.
-Combien d’heures il reste ?
-Six. Autant dire que dalle. Il a pas bronché en dix-huit heures.
-Chiotte.
-Comme tu dis. Bon. J’y retourne et je fais monter la sauce.
Mais à moins d’un miracle…

Elle racccrocha et mesura sa propre indifférence. Entre la gravité du dossier – viol et violences sur une mineure – et les enjeux dérisoires de sa vie – dîner ou pas dîner ? -, il y avait un gouffre. Pourtant, elle ne pouvait penser à rien d’autre qu’à son rendez-vous.

Un des premiers exercices à l’Ecole de la magistrature était le visionnage d’une séquence vidéo : un flagrant délit filmé par une caméra de sécurité. On demandait ensuite à chaque apprenti juge de raconter ce qu’il avait vu. On obtenait autant de versions que de témoignages. La voiture changeait de marque, de couleur. Le nombre des agresseurs différait. La succession des événements n’était jamais la même. L’exercice donnait le ton. L’objectivité n’existe pas. La justice est une affaire humaine. Imparfaite, fluctuante, subjective.

Machinalement, Jeanne scruta encore l’écran de son portable.
Rien. Elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Depuis le matin, elle n’avait cessé d’attendre cet appel. D’imaginer, de divaguer, tournant et retournant les mêmes pensées, les mêmes espoirs, puis, la seconde d’après, sombrant dans une détresse totale. Plusieurs fois, elle avait été tentée d’appeler elle-même. Mais non. Pas question. Il fallait tenir…

17 h 30. Soudain, la panique s’engouffra en elle. Tout était fini. Cette vague promesse de dîner, c’était l’ultime sursaut du cadavre. Il ne reviendrait pas. Il fallait l’admettre. «Faire son deuil» «Se reconstruire» «S’occuper de soi». Des expressions à la con qui ne signifient rien sinon la détresse de pauvres filles comme elle. Toujours larguées. Toujours en peine. Elle balança son stabilo et se leva.

Son bureau était situé au troisième étage du TGI (tribunal de grande instance) de Nanterre. 10 mètres carrés encombrés de dossiers qui puaient la poussière et l’encre d’imprimante, où se serraient deux bureaux -, le sien et celui de sa greffière, Claire. Elle lui avait donné congé à 16 heures pour pouvoir flipper tranquille.

Elle se posta devant la fenêtre, observa les coteaux du parc de Nanterre. Lignes douces des vallons, pelouses dures. Des cités aux tons d’arc-en-ciel sur la droite et, plus loin, les « tours-nuages » d’Emile Aillaud, l’architecte qui disait : « La préfabrication est une fatalité économique mais elle ne doit pas donner l’impression aux gens qu’ils sont eux-mêmes préfabriqués. » Jeanne aimait cette citation. Mais elle n’était pas certaine que le résultat soit à la hauteur des espérances de l’architecte. Chaque jour, elle voyait se déverser dans son cabinet la réalité produite par ces cités de merde : vols, viols, voies de fait, deals… Pas du préfabriqué, c’est sûr.

Elle revint s’installer derrière son bureau, nauséeuse, se demandant combien de temps elle tiendrait encore avant de s’enfiler un Lexomil. Ses yeux tombèrent sur un bloc de papier à lettres. Cour d’appel de Versailles. Tribunal de grande instance de Nanterre. Cabinet de Mme Jeanne Korowa. Juge d’instruction près le TGI de Nanterre. En écho, elle entendait les formules qui la caractérisaient habituellement. La plus jeune diplômée de sa promotion. La « petite juge qui monte ». Promise à devenir l’égale des Eva Joly et autres Laurence Vichnievsky. Ca, c’était la version officielle.

La version intime était un désastre. Trente-cinq ans. Pas mariée. Pas d’enfants. Quelques copines, toutes célibataires. Un trois-pièces en location dans le VIe arrondissement. Aucunes économies. Aucun patrimoine. Aucune perspective. Sa vie avait filé, de l’eau entre ses doigts. Et maintenant, au restaurant, on commençait à l’appeler « madame » et non plus « mademoiselle ». Merde.

Deux ans auparavant, elle avait sombré. L’existence, qui avait déjà un goût amer, avait fini par ne plus avoir de goût du tout. Dépression. Hospitalisation. A cette époque, vivre signifiait seulement «souffrir». Deux mots parfaitement équivalents, parfaitement synonymes. Bizarrement, elle gardait un bon souvenir de son séjour en institut. Chaud, en tout cas. Trois semaines de sommeil, nourrie aux médocs et aux petits pots pour bébés. Le retour au réel s’était fait en douceur. Antidépresseurs. Analyse… Elle conservait aussi de cette période une faille invisible à l’intérieur d’elle-même, qu’elle prenait soin d’éviter au quotidien à coups de psy, de pilules, de sorties. Mais le trou noir était là, toujours proche, presque magnétique, qui l’attirait en permanence…

Elle chercha dans son sac ses Lexomil. Plaça sous sa langue une barrette entière. Jadis, elle n’en prenait qu’un quart mais, accoutumance oblige, elle s’assommait maintenant avec une dose complète. Elle s’enfonça dans son fauteuil. Attendit. Trés vite, le poing se dénoua sur sa poitrine. Sa respiration devint plus fluide. Ses pensées perdirent en acuité…

On frappa à la porte. Elle sursauta. Elle s’était endormie.

Stéphane Reinhardt, dans sa veste pied-de-poule, apparut sur le seuil. Décoiffé. Chiffonné. Pas rasé. Un des sept juges déinstruction du TGI. On les appelait les « sept mercenaires ». Reinhardt était de loin le plus sexy. Plutôt Steve McQueen que Yul Brynner.

- C’est toi qui assures la permanence financière ?
- Si on veut.

Depuis trois semaines, on lui avait attribué ce domaine, dont elle n’était pas spécialiste. Elle aurait pu tout aussi bien hériter du grand banditisme ou du terrorisme.

- C’est toi ou non ?
- C’est moi.

Reinhardt brandit une chemise de papier vert.

- Ils se sont gourés au parquet. Ils m’ont envoyé ce RI.

Un « RI » est un réquisitoire introductif rédigé par le procureur ou son substitut, suite au premier examen d’une affaire. Une simple lettre officielle agrafée aux premières pièces du dossier : procès-verbaux des policiers, rapport des services fiscaux, lettres anonymes… Tout ce qui peut aiguiller les premiers soupçons.

- Je t’ai fait une copie, continua-t-il. Tu peux l’étudier tout de suite. Je leur renvoie l’original ce soir. Ils te saisiront demain. Ou j’attends quelques jours et ce sera pour le prochain juge de permanence. Tu prends ou non ?
- C’est quoi ?
- Un rapport anonyme. A priori, un bon petit scandale politique.
- Quel bord ?

Il dressa sa main droite en direction de sa tempe, en un garde-à-vous comique.

- A droite toute, mon général !

En un souffle, sa vocation lui traversa le corps, l’emplissant d’un coup de certitudes et de promesses. Son boulot. Son pouvoir. Son statut de juge, par décret présidentiel.
Elle tendit le bras au-dessus de son bureau.

- Envoie.

VOUS VOULEZ VOIR UN FILM D’HORREUR

LISEZ LA FORET DES MANES

EXCELLENT….



LIVRES

 

    LE TESTAMENT DES SIÈCLES

       

LIVRES dans LIVRES 518Y2DCEQRL._SS500_

Installé aux États-Unis depuis la mort de sa mère, Damien Louvel, scénariste d’une série télévisée à succès, doit rentrer en France à la suite du décès tragique de son père. Il découvre que celui-ci menait des recherches autour d’un mystérieux objet – la pierre de lorden -, qui semblent lui avoir coûté la vie. Aidé de Sophie, une journaliste dont il tombe amoureux, Damien décide de poursuivre les étranges investigations de son père, et se lance dans une course effrénée, de bibliothèques en sociétés secrètes, de Gordes à Londres et au cœur de Paris. Traqués, menacés, Sophie et Damien n’auront de cesse de mettre au jour le plus vieux secret de l’Humanité : le dernier message laissé par le Christ. Mais à quel prix..

EXTRAIT:

En cet instant je devais prendre des décisions importantes pour la suite des événements. Allais-je essayer de comprendre les secrets de mon père, et si oui, allais-je le faire avec Sophie de Saint-Elbe ?J’étais certain qu’elle n’avait pas tout dit. C’était une professionnelle et elle gardait sûrement quelques atouts en poche. Mais n’en avait-elle pas suffisamment révélé pour que je décide de lui faire un peu confiance ? De plus, si je voulais comprendre quelque chose à cette histoire, elle me serait sûrement d’une grande aide. Et puis, surtout, mademoiselle de Saint-Elbe était tout simplement une femmeavec laquellej’avais envie de passer un peu de temps… Tout chez elle respirait l’aventure, l’inattendu, l’inédit. Toutes ces choses qui me manquaient depuis trop longtemps. Je me fichais qu’elle fût lesbienne ou pas. Sophie de Saint Elbe me plaisait.

L’AUTEUR:

Henri Loevenbruck est né en 1972 à Paris, dans le XIIe arrondissement. Ses parents, tous deux professeurs d’anglais et ayant vécu au Pays de Galles, lui transmettent dès son plus jeune âge leur amour pour la culture anglo-saxonne.Pendant toute son adolescence, il participe à de nombreux groupes de rock et joue sur les scènes de la région parisienne.
           photo-1862310-L dans LIVRES
Après des études littéraires (khâgne au lycée Chaptal, puis littérature américaine et anglaise à la Sorbonne), assez peu enthousiasmé par la chose militaire, l’heure du service national venue, il fait une objection de conscience et passe 17 mois aux Editions Francophones d’Amnesty International.
Une fois son objection terminée, il part vivre près de Canterbury où il enseigne le Français dans un collège.De retour en France, il exerce divers métiers, de barman à web-designer en passant par professeur d’anglais, avant de se diriger vers le journalisme. Pigiste pour la radio (TSF) et la presse écrite (L’Express), il signe de nombreuses chroniques sur les littératures de l’imaginaire avant de créer son propre magazine (Science-Fiction magazine). Après être resté rédacteur-en-chef de ce journal pendant deux ans, il publie à 25 ans un premier polar futuriste aux éditions Baleine, sous le nom de Philippe Machine…

VOUS AVEZ AIMEZ LE DAVINCI CODE ALORS ALLEZ-Y ….

UN LIVRE D’UNE TRÈS GRANDE INTENSITÉ….



LIVRES

 

MORTS ACCIDENTELLES

 

        LIVRES dans LIVRES 9782226192462

Robin Cook (né le 4 mai 1940 à New York) est un écrivain américain. Ses romans ont pour thème le milieu médical.

La grand-mère de Jennifer, Maria, vient de partir pour New Delhi, afin de s’y faire opérer de la hanche. Hôtel de luxe, médecins archi-professionnels, hôpital ultramoderne, coûts dérisoires… voilà de quoi convaincre tous les petits retraités américains. Des milliers se préparent d’ailleurs à faire le même voyage. Alors que Jennifer regarde les infos à la télé, elle apprend, abasourdie, le décès de sa grand-mère suite à un problème d’anesthésie… avant même qu’elle en ait été avertie par l’hôpital ! Bouleversant et curieux, très curieux. D’autant que son aïeule avait subi de nombreux examens préliminaires et n’avait aucun antécédent cardiaque… Jennifer prend alors le premier avion pour l’Inde.

SI VOUS NE CONNAISSEZ PAS LES ROMANS DE ROBIN COOK ALORS ALLEZ-Y



LIVRES

 

METRONOME

Savez vous pourquoi Dagobert se culotta à l’envers ? La façon rocambolesque dont la Joconde fut transportée au Louvre ? À quelle heure on peut se faufiler dans un célèbre donjon ? Pour le découvrir et cent autres histoires encore… prenez le métro ! 21  stations pour 21 siècles, attention à la fermeture des portes… 

           LIVRES dans LIVRES metronome%20livre

Ier siècle

CITÉ

Le berceau de César
— Vous descendez à la prochaine ? me demande la petite dame d’une voix timide, tout en me poussant légèrement pour être certaine de ne pas rater sa station…
Le métro freine dans un grand crissement métallique. La prochaine ? Pourquoi pas ? Ce serait super de commencer mon voyage par le berceau de Paris, l’île de la Cité. D’ailleurs, ce n’est peut-être pas un hasard si cette île a vraiment une forme de berceau… L’essence même de la capitale, c’est ici. « La tête, le cœur et la moelle de Paris », écrivait Gui de Bazoches au XIIe siècle.

La station est construite comme un puits dans les entrailles de la ville : nous sommes à plus de vingt mètres de profondeur sous le niveau de la Seine. Tel Jules Verne dans son Voyage au centre de la Terre, j’ai la sensation de remonter le temps jusqu’aux origines. Et pas besoin de la cheminée d’un volcan pour pénétrer ces entrailles souterraines, pas besoin du Nautilus pour passer sous les eaux… Moi, j’ai le métro !
Toujours suivi par la petite dame, je gravis quatre à quatre l’interminable escalier qui me mène vers la lumière. La petite dame est distancée. À l’extérieur, je me heurte à un cyprès rachitique. Je tente de m’en dégager pour tomber nez à nez avec un olivier sans olives… Tiens ! une trace du Sud, écho fragile d’un paysage italien, je touche au but.
Le marché aux Fleurs grignote les abords de la bouche de métro, comme si la nature et le passé cherchaient désespérément à reprendre leurs droits. Illusoire conquête, en vérité : à gauche, les voitures bourdonnent dans une descente sans fin du boulevard Saint-Michel ; à droite, même flot continu, mais dans l’autre sens, pour remonter la rue Saint-Jacques.
J’ai la sensation d’être au milieu d’un carrefour. L’artificielle rue de Lutèce agonise, coincée entre ces deux artères vitales, cernée par les austères façades XIXe siècle

des bâtiments administratifs chers au baron Haussmann. Je laisse au plus vite cette rue de Lutèce pour rejoindre, au-delà du marché aux Fleurs, la Seine qui charrie lentement ses eaux brunâtres…
En quelques pas, je suis sur les quais. Un peu plus loin s’alignent les boîtes vertes des bouquinistes… J’y plonge ma gourmandise et en ressors de vieux ouvrages sur l’histoire de ma ville aimée. Paris, c’est un peu ma femme ; en tout cas, c’est une femme ! André Breton l’exprime dans Nadja : le triangle de la place Dauphine serait le pubis de cette forme rêvée, la matrice originelle d’où tout serait né… J’aimerais revivre cet accouchement.
Et si le ronronnement des automobiles s’éteignait ? Et si les bâtiments aux façades grises s’évaporaient ? Et si les rives de la Seine redevenaient sauvages pour laisser place aux pentes verdoyantes, aux marécages boueux, aux arbrisseaux qui couvraient l’îlot ?

*
*  *

En cette année 701 de la fondation de Rome, l’an 52 avant Jésus-Christ, il n’y a rien encore sur l’île de la Cité… Aucune trace de la Lutèce dont Jules César nous parle brièvement dans La Guerre des Gaules ! « Lutèce, oppidum des Parisii, situé sur une île de la Seine », écrit-il. C’est un peu flou, évidemment. En fait, le proconsul n’a passé en ces lieux qu’une journée, plus préoccupé d’assister à l’assemblée des chefs gaulois que de visiter les alentours de cet oppidum. Et quand vient pour César l’heure d’écrire, il fait allusion à la cité des Parisii par ouï-dire, s’appuyant sur des rumeurs et des rapports militaires mal ficelés. Il répète ce qu’il a entendu cafouiller par ses légionnaires, qui eux-mêmes restent assez imprécis dans leurs descriptions.
C’est vrai, là où l’on s’attend à trouver la grande ville des Parisii, il n’y a rien ! D’ailleurs, la future île de la Cité est encore divisée en six ou sept îlots sur lesquels on aperçoit à peine un petit temple, quelques cahutes rondes au toit de roseaux et une poignée de pêcheurs jetant nonchalamment leurs filets dans les eaux… Au-delà du fleuve, sur la rive droite, s’étendent des marais et une forêt très dense à l’ouest. Sur la rive gauche, encore des marais et, plus loin, un éperon rocheux. Un jour on l’appellera la montagne Sainte-Geneviève.
Pour trouver la vaste agglomération gauloise, on doit suivre le fleuve… À cette époque, la route c’est le fleuve, il faudra attendre les Romains pour voir s’établir de grandes voies terrestres. Pour l’heure, montons à bord d’une de ces embarcations qu’affectionnent tant les Gaulois : l’esquif allongé et frêle fait de branches tressées file sur les flots.
La barque, c’est le moyen de transport ancestral pour ceux qui se sont installés ici. Tout naturellement, les premières traces d’occupation sédentaire au néolithique (cinq mille ans avant J-C) ont été des pirogues découvertes sur le site de Bercy village : Bercy, le proto-berceau de Paris ! Ces pirogues sont aujourd’hui visibles au musée Carnavalet, refuge de la mémoire parisienne.
Pour trouver la Lutèce gauloise — la vraie —, il faut suivre le cours de la Seine sur cinq ou six lieues. Là, le lit du fleuve effectue une courbe presque fermée, qui peut donner à penser à quelque Romain distrait qu’il s’agit d’une île… Et dans ce vaste méandre, une ville entière s’étire et s’agite. Une vraie ville avec des rues, des quartiers d’artisans, des secteurs résidentiels et un port. Bienvenue à Lutèce ! Ou, plus exactement en langue gauloise, bienvenue à Lucotecia, nom aussi flou et incertain que l’emplacement de l’agglomération… César tranchera. Il appellera la ville Lutecia, rapprochant ainsi le latin lutum, boue, du gaulois luto, marais. La ville issue des marais… Bien vu, le terme correspond parfaitement à la situation.
Venue du nord, la tribu s’est fixée au bord du fleuve dont elle tire sa prospérité. Pour elle, le fleuve est une déesse, Sequana, capable de guérir tous les maux, et elle donne son nom aux eaux qui coulent le long de Lutèce. Et le fleuve offre aux hommes une richesse bien réelle. Non seulement il leur fournit le poisson qui nourrit, l’eau qui fait pousser le blé, qui abreuve les hommes et le bétail, mais leur sert aussi de voie de communication. D’ailleurs leurs monnaies d’or comptent parmi les plus belles de la Gaule, avec côté pile le visage d’Apollon et, côté face, un cheval au galop. Plus loin, au-delà de la ville, la fertilité de la terre assure l’opulence des Parisii qui se font agriculteurs, éleveurs, forgerons ou bûcherons.

Mais où donc se situait la Lutèce des origines ?Durant des siècles, les historiens ont répété que Lutèce se situait sur l’île de la Cité… Un petit détail gênait pourtant les érudits : on avait beau creuser et creuser encore, on ne découvrait jamais la moindre trace de cette fameuse ville gauloise.
— Bah, disaient les têtes chenues, les Gaulois ne construisaient que des huttes de paille… Tout cela a disparu dans les grands chambardements des invasions militaires et des mouvements de populations.
C’est vrai, l’île a été si souvent détruite, reconstruite, remodelée, que toute trace originelle en a été effacée. Et quand on voit le dernier grand chamboulement du baron Haussmann au XIXe siècle,
 qui a rasé ou modifié la presque totalité de la Cité, on peine à dénicher ici une trace de passé. Seule certitude : allez square du Vert-Galant, vous descendrez de sept mètres pour vous retrouver au niveau des lieux au temps des Parisii… Sept mètres d’exhaussement en deux mille ans !
On n’a rien découvert ? Pas si vite ! Pour permettre la circulation des voitures parisiennes, il a fallu construire l’A86, super périphérique qui dessine un vaste circuit au large de la capitale… Et là, bingo, des fouilles menées en 2003 à l’occasion de ce chantier ont mis au jour les restes d’une importante et prospère agglomération gauloise sous la ville de… Nanterre ! Tout y est : les habitations, les rues, les puits, le port, et même les sépultures.
Au milieu des maisons, les archéologues ont identifié un espace vide entouré de fossés et de palissades : la présence d’une broche à rôtir et d’une fourchette à chaudron à cet endroit laisse penser qu’il s’agissait d’une place réservée aux banquets pris en commun. L’implantation de Lutèce à Nanterre, dans la boucle fluviale de Gennevilliers — qui était bien plus accentuée qu’aujourd’hui — répondait à une double exigence : une sécurité géographique offerte par le fleuve et par le mont Valérien, mais surtout un double accès à l’eau, source de richesses et axe d’échanges.
Il faut en convenir, notre cœur de Parisien dût-il en souffrir : la première Lutèce se trouve enfouie dans le sous-sol de Nanterre !

   164-1260967730-l-deutsch-versailles---465fx349f dans LIVRES

Metronome_deutsch_carte_1

LE LIVRE A LIRE.

L’HISTOIRE RACONTE PAR LORANT DEUTSCH , IL FAUT FAIRE LIRE LE LIVRE DANS LES ÉCOLES….

 



LIVRES

 

      LA LIGNÉE

 

           LIVRES dans LIVRES 4655260193_b12268019d

L’avion a atterri, puis s’est immobilisé sur le tarmac de JFK. Il ne répond plus. À bord, Ephraïm et son équipe d’épidémiologistes découvrent un spectacle à glacer le sang : presque tous les passagers sont morts. Lorsque, le soir même, deux cents cadavres disparaissent des morgues, Ephraïm comprend qu’une menace sans précédent plane sur New York

Image de prévisualisation YouTube

Extrait

LA LEGENDE DE JUSEF CZARDU

— Il était une fois un géant, dit la grand-mère d’Abraham Setrakian.
Les yeux du jeune Abraham brillèrent. Soudain son bortsch lui parut plus appétissant ; en tout cas, il avait moins le goût d’ail. Abraham était un petit garçon pâle, maigrichon, maladif. Bien décidée à l’engraisser, sa grand-mère restait assise face à lui pendant qu’il mangeait sa soupe dans son bol en bois, mais elle le distrayait en lui racontant une histoire.
Une bubbeh meiseh, un « conte de grand-mère ». Un conte de fées. Une légende.
— C’était le fils d’un aristocrate polonais. Il s’appelait Czardu. Le seigneur Czardu dépassait tous les autres hommes par la taille. Il dépassait même les toits du village. Il fallait qu’il se plie en deux pour passer les portes. Mais pour lui, c’était une calamité, une maladie, pas du tout une aubaine. Car ses muscles n’avaient pas la force de porter ses os longs et lourds. Parfois, il avait beaucoup de mal à marcher. Il s’appuyait sur une grande canne — plus grande que toi — au pommeau en argent sculpté en forme de tête de loup. C’était l’emblème de la famille.
— Et alors, bubbeh ? demanda Abraham entre deux cuillerées.
— Tel était son fardeau en ce bas monde, et il lui avait enseigné l’humilité, qualité rare chez les nobles. Il avait beaucoup de compassion envers les pauvres, ceux qui travaillaient dur, les malades. Il se montrait surtout gentil avec les enfants du village, et ses poches grandes comme des sacs à navets étaient toujours remplies de babioles ou de sucreries. Lui-même n’avait pas vraiment eu d’enfance : à huit ans, il était déjà grand comme son père ; à neuf, il le dépassait d’une tête. Sa fragilité et sa grande taille faisaient secrètement la honte du châtelain. Mais le seigneur Czardu était un gentil géant, et son peuple l’aimait beaucoup. On disait qu’il voyait les gens de haut sans les prendre de haut.
D’un signe de tête, sa grand-mère rappela à Abraham qu’il devait avaler une nouvelle cuillerée. Il mâchonna une betterave bouillie ; on les appelait « cœur de bébé » en raison de leur couleur, de leur forme, et de leurs fibres qui rappelaient de petits vaisseaux sanguins.
— Et alors, bubbeh ?
— C’était aussi quelqu’un qui aimait la nature ; la chasse était trop brutale pour lui, ça ne l’intéressait pas. Seulement, c’était un aristocrate, il fallait qu’il tienne son rang ; alors quand il a eu quinze ans, son père et ses oncles l’ont obligé à les accompagner dans une expédition de six semaines en Roumanie.
— Chez nous, bubbeh ? Le géant est venu ici ?
— Au nord du pays, kaddishel. Dans les forêts noires. Mais les hommes de la famille Czardu ne venaient pas chasser le sanglier, l’ours ou l’élan, non. Ils étaient là pour le loup, l’emblème de la famille, qui figurait sur leurs armoiries. Un chasseur, lui aussi. Ils disaient que la viande de loup leur donnait force et courage, et le père espérait qu’elle soignerait aussi les faibles muscles du jeune maître.
— Et alors ?
— Le voyage fut long, pénible, freiné par le mauvais temps, et Jusef dut lutter de toutes ses forces. C’était la première fois qu’il sortait de son village, et les regards des inconnus lui faisaient honte. Une fois dans la forêt sombre, il eut l’impression que la nature était vivante. Les animaux rôdaient la nuit par meutes entières comme des réfugiés chassés de leur cachette, leur antre, leur terrier ou leur tanière. Ils étaient si nombreux que, la nuit, ils empêchaient les chasseurs de dormir. Quelques-uns voulurent s’en retourner mais l’aîné des Czardu était obsédé ; rien d’autre n’avait d’importance à ses yeux. On entendait les loups pousser leur plainte dans la nuit, et il tenait par-dessus tout à en tuer un pour son fils, son fils unique dont le gigantisme pesait comme une malédiction sur la famille. Il fallait laver la maison Czardu de ce fléau et lui trouver une épouse, pour qu’il engendre de nombreux héritiers sains.
» Et voici qu’en pistant un loup, au crépuscule du deuxième jour, le père se retrouva isolé de ses compagnons. Ceux-ci l’attendirent toute la nuit et, dès l’aube, se déployèrent à sa recherche. Mais, à la fin de la journée, on s’aperçut qu’un cousin de Jusef manquait lui aussi à l’appel. Et ainsi de suite, comprends-tu.
— Et alors, bubbeh ?
— Pour finir, il n’en resta qu’un : le jeune géant. Le lendemain, il se mit en route et, dans un coin qu’on avait pourtant fouillé, trouva le cadavre de son père, puis ses oncles et ses cousins gisant tous à l’entrée d’une grotte souterraine. Les crânes étaient réduits en bouillie mais les corps n’avaient pas été dévorés ; il en déduisit qu’ils avaient été tués par un monstre d’une force exceptionnelle, mais qui n’avait ni peur ni faim. Alors pourquoi ? Il ne comprenait pas – sauf que lui-même se sentait observé, peut-être même scruté, par quelque créature tapie dans la caverne.
» Le seigneur Czardu emporta les corps l’un après l’autre pour les enterrer profondément, loin de la grotte. Cela lui coûta ses dernières forces. Il était épuisé, farmutshet. Pourtant, il avait beau être seul, effrayé, exténué, ce soir-là il retourna à la grotte affronter l’être maléfique qui sortait la nuit, afin de venger les siens au péril de sa vie. On le sait par le journal qu’il tenait, et qu’on retrouva dans les bois bien des années plus tard. Ce fut la dernière chose qu’il y écrivit.
Abraham la regarda bouche bée (et vide).
— Mais qu’est-ce qui lui est arrivé, bubbeh ?
— Nul ne le sait avec certitude. Chez lui, en Pologne, au bout de six semaines, puis huit, puis dix sans nouvelles, on crut que les chasseurs avaient péri. On entreprit de vaines recherches. Puis, une nuit de la onzième semaine, un carrosse arriva au manoir, tous rideaux tirés. C’était le jeune maître. Il s’enferma dans une aile – désormais inoccupée –, et on ne le revit plus… ou presque. En ce temps-là, des rumeurs coururent sur son compte. Les rares personnes à l’avoir aperçu affirmaient – mais ces témoignages sont-ils bien dignes de foi ? – qu’il était guéri de ses infirmités. On murmurait même qu’il était revenu des forêts noires doté d’une force surhumaine, en harmonie avec sa haute taille. Mais son chagrin était si grand après la perte de son père, de ses oncles et cousins, qu’il ne paraissait plus jamais le jour. Il donna congé à la plupart de ses domestiques. Il y avait des allées et venues au château la nuit – on voyait par les fenêtres rougeoyer des feux dans les cheminées – mais, peu à peu, la grande demeure se dégrada faute d’entretien.
» Seulement, des gens prétendaient que, la nuit, ils entendaient le géant marcher dans le village. Les enfants, en particulier, se racontaient que résonnait dans les rues le pic-pic-pic de sa canne, sur laquelle il ne prenait plus appui mais dont il se servait pour les appeler, les tirer du lit et leur offrir bonbons et petits jouets. Aux incrédules, on montrait les trous laissés dans la terre – notamment sous les fenêtres des chambres à coucher – par la fameuse canne à tête de loup.
Le regard de la grand-mère s’assombrit. Elle lança coup d’œil au bol d’Abraham : il était presque vide.
— C’est alors que des enfants de fermiers ont commencé à disparaître. Même dans les villages voisins, disait-on. Et jusque dans le mien. Eh oui, Abraham, quand elle était petite, ta bubbehhabitait à une demi-journée de marche du manoir de Czardu. Je me rappelle deux sœurs dont on a retrouvé les corps dans une clairière en pleine forêt.
Elles étaient blanches comme la neige autour d’elles, et le gel avait déposé sur leurs yeux grands ouverts une fine pellicule de glace. Je l’ai moi-même entendu un soir, pas très loin de moi, ce pic-pic-pic– un bruit régulier, puissant. J’ai remonté la couverture par-dessus ma tête, en serrant bien pour ne plus l’entendre, mais je n’en ai pas dormi pendant des jours.
Abraham goba la fin de l’histoire avec ses dernières gouttes de soupe.
— Le village de Czardu a fini par être pratiquement abandonné. On disait que c’était un endroit maudit. Quand ils passaient par là avec leurs roulottes, pour vendre leurs marchandises venues de lointaines contrées, les Tziganes racontaient qu’il se passait des choses étranges aux abords du château, qu’il était hanté par des apparitions, ou par un géant qui rôdait au clair de lune tel un dieu de la nuit. Ce sont eux qui nous ont avertis : « Mangez bien, devenez grands et forts, sinon Czardu vous attrapera. » Voilà pourquoi c’est important, Abraham. Ess gezunterheit. Mange pour devenir costaud. Allez, finis-moi ce bol. Sinon, « il » va venir te prendre !
La vieille dame s’arracha à ses ténébreux souvenirs et son regard s’anima.
Pic-pic-pic !Czardu va venir !
Du coup, Abraham avala jusqu’au dernier morceau de betterave filandreuse. La soupe était terminée, l’histoire aussi, mais le petit avait la panse et la tête pleines. Quand il mangeait, cela faisait plaisir à sa bubbeh, dont le visage exprimait à ses yeux tout l’amour du monde. En cet instant d’intimité autour de la table branlante, tous deux communiaient par-delà les générations en partageant la nourriture du cœur et de l’âme.
Dix ans plus tard, la famille Setrakian fut chassée de son atelier de menuiserie, de sa maison et de son village, mais par les Allemands, et non par Czardu. Un officier cantonné chez eux et qui partageait leur pain autour de la même table branlante fut ému par leur profonde humanité. Un soir il les mit en garde : le lendemain, on leur ordonnerait le se rassembler à la gare avec les autres villageois. Il ne fallait surtout pas qu’ils obéissent, mais qi’ils filent sans attendre.
Ce qu’ils firent – toute la famille au sens large, à savoir huit personnes. Ils prirent tout ce qu’ils pouvaient emporter et s’enfoncèrent dans la campagne. Mais bubbehfreinait leur progression. Pire, elle le savait. Elle comprenait que sa présence mettait toute la famille en danger et maudissait se vieilles jambes. Les autres finirent par partir en avant, sauf Abraham, qui entre-temps était devenu une jeune homme vigoureux et plein de promesses. Passé maître graveur malgré son jeune âge, il menait parallèlement des études talmudiques et s’interessait tout particulièrement au Sefer Ha Zohar, le livre des secrets de la mystique juive. Il resta donc à ses côtés, et quand la nouvelle leur parvint qu’en atteignant la bourgade suivante le reste de la famille avait été arrêté et contraint d’embarquer dans un train pour la Pologne, la vieille dame ne put surmonter son sentiment de culpabilité. Elle supplia Abraham de la laisser se rendre aux Allemands, pour que lui-même puisse sauver sa vie.
— Il faut t’enfuir, Abraham ! Fuis les nazis comme tu fuirais Czardu. Il faut leur échapper.
Mais il ne voulut rien savoir. Pas question d’aba¬donner sa bubbeh.
Au matin, dans la chambre que leur avait prêtée un paysan compatissant, il la retrouva morte par terre. Conséquence de la mort-aux-rats qu’elle avait ingérée, ses lèvres noires comme le charbon pelaient et sa gorge était violacée. Avec la gracieuse permission de ses hôtes, Abraham Setrakian l’enterra sous un bouleau argenté en fleur. Il grava patiemment une belle stèle ornée de fleurs et d’oiseaux, tout ce qui avait jadis donné de la joie à sa grand-mère. Il pleura longtemps, puis s’enfuit comme elle l’en avait prié.
Il fuyait les nazis, mais ce qu’il entendait dans son dos, c’était pic-pic-pic
Et le mal n’était pas loin derrière.

   DelToro dans LIVRES

 

 

« Je voulais écrire une histoire aux dimensions épiques, qui se situerait de nos jours mais remonterait aux origines du vampire, bien avant son apparition dans les légendes mésopotamiennes. Il n’est pas question dans la trilogie de vampires séduisants à la Brad Pitt, ces amants décadents à la sexualité affichée. Je voulais que les vampires forment une espèce, qu’ils soient des créatures spirituelles alternatives à l’homme. La série développe cette réinterprétation du mythe du vampire – dans le respect des traditions mais en traversant les âges. »

Guillermo Del Toro

Image de prévisualisation YouTube

GUILLERMO DEL TORO AUSSI BON AU CINÉMA QU’EN ÉCRIVAIN, A LIRE ENFIN POUR UNE HISTOIRE DE VAMPIRES MODERNE EST TRÈS INTENSE.

VIVEMENT LE TOME 2….



LIVRE

 

        SEPULCRE

           LIVRE dans LIVRES 9779465_4223083

Octobre 1891 : la jeune Léonie Vernier et son frère quittent Paris pour le Domaine de la Cade, à quelques kilomètres de Carcassonne. Dans les bois qui entourent la maison isolée, Léonie tombe sur les vestiges d’un sépulcre wisigoth. Un mystère sans âge s’ouvre à elle, dont les traces sont écrites dans le sang. Tandis qu’elle pénètre peu à peu dans les strates du passé, elle découvre l’existence d’un jeu de tarot unique, dont on dit qu’il détient le pouvoir de vie et de mort. Octobre 2007 : Meredith Martin arpente la  région de Carcassonne sur les traces de Debussy, afin d’écrire sa biographie. Mais elle cherche aussi la clef de ses propres origines. Armée d’une partition à la mélodie entêtante et d’une photo jaunie, elle est plongée malgré elle dans un mystère remontant à plus d’un siècle, où le destin d’une jeune fille disparue par une nuit funeste se mêle à une tragique histoire d’amour, poursuivie par la folie vengeresse.

 Un roman qui se lit rapidement et passionnément, tant le lecteur se sent impliqué dans l’intrigue

KATE MOSSE

      201001100838_w350 dans LIVRES

En 1996, elle publie son premier roman, Eskimo Kissing, suivi en 1998 par Crucifix Lane. De 1998 à 2001, elle occupe le poste de directrice exécutive du Chichester Festival Theatre. Parallèlement, elle poursuit ses recherches pour son nouveau roman.

En 2005, elle connait un succès international avec son roman Labyrinthe, une histoire d’aventure se déroulant au Moyen Âge et dans le présent avec pour cadre principal la Cité et la ville de Carcassonneoù elle réside également. En 2006, elle remporte un British Book Award pour son livre Labyrinthe dans la catégorie « Richard & Judy’s Best Read ». En octobre 2007, elle publie son dernier roman, Sépulcre. En janvier 2010, parution en France de son dernier roman Fantômes d’hiver.



MISERERE

 

     MISERERE

           MISERERE dans LIVRES miserere

Paris, décembre 2006. Un chef de chorale est retrouvé assassiné dans une église arménienne de Paris.

Lionel Kasdan, un policier à la retraite qui appartient à la paroisse, se lance immédiatement sur la piste du tueur, en marge de l’enquête officielle.

Cédric Volokine, membre de la Brigade de protection des mineurs en pleine cure de désintoxication, s’intéresse également à cette affaire qui semble impliquer des enfants.

A eux deux, ils tenteront de percer le secret du tueur et de comprendre ses motivations dans une affaire où tout semble graviter autour de la voix humaine.

           jean-christophe-grange_2 dans LIVRES

 

En 1994, il écrit son premier roman Le Vol des cigognes, plus remarqué par les critiques littéraires (qui vantent son « imagination féconde ») que par le grand public. Toutefois, son second roman paru en 1998, les Rivières pourpres, ne passera pas inaperçu. Le succès auprès du public se confirmera d’ailleurs en 2000, année où le roman est adapté au cinéma.

En cette même année 2000 paraît Le Concile de Pierre. En 2003, il publie L’Empire des loups. En 2004 sort La Ligne noire, premier tome d’une trilogie de romans sur la « compréhension du mal sous toutes ses formes ». Au niveau des ventes, le succès ne se dément pas avec le deuxième volet de cette trilogie, Le Serment des Limbes sorti en 2007.

Parallèlement à sa carrière de romancier, il continue à travailler pour le cinéma : outre le scénario original des Rivières pourpres déjà cité, il a également écrit celui de Vidocq (de Jean-Christophe Comar dit Pitof en 2001) et a collaboré à toutes les réalisations ou projets tirés de ses romans.

Alors qu’il déclare ne plus vouloir faire de scénarios originaux pour le cinéma, il s’est lancé dans l’écriture d’une histoire originale pour une bande dessinée La Malédiction de Zener (de Philippe Adamov)

Il sort Miserere en 2008 et La forêt des Mânes le 2 septembre 2009 (fin de la trilogie du mal, après la Ligne Noire et le Serment des Limbes). Selon l’auteur, il s’agira d’ « une remontée vers le Mal primitif et préhistorique ».

Il est le père de trois enfants. Louis, Mathilde et Ysé. Il a vécu auprès de la journaliste Virginie Luc.

Je viens de découvrir cet auteur et franchement je suis emballé un roman très dense qui ne laisse aucun temps mort à découvrir… 



HALLIE EPHRON

 

           LE MENSONGE

                HALLIE EPHRON dans LIVRES 3503668905_7eaa4b0ceb

Ivy mène une vie paisible avec son mari David. Après deux fausses-couches, elle attend de nouveau un enfant. À l’occasion d’un vide-grenier, le couple retrouve une camarade de classe, Melinda, également enceinte et qui semble bien connaître leur maison. Le lendemain, Melinda a disparu ; ses vêtements ensanglantés sont retrouvés dans une vieille malle devant chez eux, et son sac à main avec un couteau derrière l’entreprise de David. Il est aussitôt arrêté par la police. Ivy, sur le point d’accoucher, décide alors de mener sa propre enquête. Deux autres cadavres, des photos de David chez Melinda, et Melinda qui réapparaît… le mystère s’épaissit ! 

                   HALLIE%20EPHRON2 dans LIVRES

Un livre classique dans l’intrigue , mais on se laisse séduire très rapidement et l’on veut connaître le dénouement.

NOTE: 3/5 

LIEN VERS LE SITE DE HALLIE

http://www.hallieephron.com/



GUILLAUME MUSSO

    QUE SERAIS-JE SANS TOI ?

        GUILLAUME MUSSO dans LIVRES musso

Elle a deux hommes dans sa vie.
L’un est son père, l’autre son amant.
Chacun des deux veut tuer l’autre.
Et Gabrielle doit choisir…

Des toits de Paris au soleil de San Francisco
Un premier amour qui éclaire toute une vie
Une histoire envoûtante, pleine de suspense et de féerie

            guillaume-musso-12625 dans LIVRES

LIEN SITE VOUS POUREZ LIRE UN EXTRAIT

 http://www.guillaumemusso.com/-Biographie-      



12

Au coeur de la nuit. |
Cinéma Algérien |
Une semaine autour des "Swi... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | UNE BIBLIOTHÈQUE DE FILMS C...
| Farouk BENALLEG
| Dark Shadow