JERRY LEWIS

 

        JERRY LEWIS

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Jerry Lewis, nom d’artiste de Joseph Levitch, est un comédien, acteur, producteur et réalisateur américain, né le 16 mars 1926 à Newark (New Jersey).

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Né de parents russes juifs, fils de Daniel Levitch, acteur de vaudeville, Danny Lewis de son nom d’artiste, Jerry Lewis se fit connaître en formant le duo Martin-Lewis avec le chanteur Dean Martin. Ils se démarquèrent de la majorité des comiques des années 1940 en jouant surtout sur l’interaction entre deux comiques, plutôt que de réciter des sketches planifiés à l’avance. À la fin des années 1940, ils étaient nationalement connus, d’abord pour leurs représentations dans les night-clubs, puis en tant que stars de cinéma. Ils embrayèrent sur la production de films pour la télévision et se séparèrent en 1956.

Jerry Lewis, alors en solo, joua dans le film Le Délinquant involontaire, (The Delicate Delinquent) en 1957. Il fut ensuite tête d’affiche de cinq autres films, avant d’écrire, jouer, produire et réaliser lui-même Le Dingue du palace, (The Bellboy) en 1960. Il fut le pionnier de la régie vidéo (en:Video assist), en utilisant une caméra vidéo sur le plateau en même temps qu’il filmait normalement, pour pouvoir visualiser immédiatement le résultat. Cette technique devint un standard dans l’industrie.

Il réalisa plusieurs autres films dont Le Tombeur de ces dames (The Ladies Man, 1961 ), Le Zinzin d’Hollywood (The Errand Boy, 1962), et le fameux Docteur Jerry et Mister Love (The Nutty Professor, 1963). La popularité de Jerry Lewis déclina aux États-Unis à partir de la fin des années 1960 mais il conserva une partie de sa renommée à l’étranger, essentiellement en Europe. Il est particulièrement soutenu en France par les revues Positif et Les Cahiers du cinéma, et le critique Robert Benayoun contribue grandement à éclairer l’importance de ses films.

En 1966, il organisa le Labor Day Telethon For The Muscular Dystrophy Association, œuvre de charité à laquelle il était déjà publiquement associé depuis dix ans.

En 1972, Lewis joua et réalisa The Day the Clown Cried, une comédie dont l’action se déroule dans un camp de concentration nazi. Le film ne sortit pas en salles et partagea les quelques personnes à l’avoir visionné.

Après huit ans d’absence cinématographique, Jerry Lewis revint au début des années 1980 dans Au boulot… Jerry ! (Hardly Working), qu’il joua et réalisa. Il enchaina en 1983 avec un rôle à contre-emploi dans La Valse des pantins (The King of Comedy), de Martin Scorsese, qui fut applaudi par la critique.

En 1984, Jack Lang, ministre de la culture, lui remet la Légion d’honneur ; en 2006, il est fait Commandeur de la Légion d’honneur.

En janvier 1993, on le retrouve dans le long-métrage d’Emir Kusturica Arizona Dream, aux côtés de Johnny Depp, Faye Dunaway et Vincent Gallo, après un retour au niveau international marqué notamment par des apparitions régulières dans la populaire émission française pour enfants le Club Dorothée, l’animatrice étant devenue une de ses amies. Dorothée a par ailleurs, sans succès, un an avant sa première édition de 1987, essayé de lancer la version française du Téléthon, faute de soutien de la 2.

À la suite d’une cascade ratée dans un gag, il faillit rester paralysé. La douleur lancinante l’aurait presque conduit au suicide. Celle-ci fut en partie apaisée par l’installation d’un dispositif électronique dans son dos.

En 2006, il a interprété le rôle-titre d’un épisode de la série télévisée américaine New York unité spéciale (Law & Order Special Victims Unit) (saison 8, épisode 4, « Uncle »).

Récemment en 2008, Jerry a travaillé avec Drake Bell dans le film d’animation, The Nutty Professor.

Selon Variety, Jerry Lewis, qui n’a pas eu le rôle principal d’un film américain depuis plus de 25 ans, tiendra la vedette de Max Rose, un drame écrit et réalisé par Daniel Noah dont le tournage devrait débuter cet automne 2009, à Los Angeles. Lewis y jouera un veuf qui revisite les moments-clé de sa vie afin de comprendre les mystères de sa famille et son mariage.

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  • 1949 : How to Smuggle a Hernia Across the Border (court métrage)
  • 1949 : Ma bonne amie Irma (My Friend Irma) : Seymour
  • 1950 : Irma à Hollywood (My Friend Irma Goes West): Seymour
  • 1950 : Le Soldat récalcitrant (At War with the Army)): Première classe Alvin Korwin
  • 1951 : Bon sang ne peut mentir (That’s My Boy) : « Junior » Jackson
  • 1952 : La Polka des marins (Sailor Beware): Melvin Jones
  • 1952 : Parachutiste malgré lui (Jumping Jacks): Hap Smith
  • 1952 : En route vers Bali (Road to Bali: Femme dans le rêve de Lala
  • 1952 : Le Cabotin et son compère (The Stooge): Theodore « Ted » Rogers
  • 1953 : Fais-moi peur (Scared Stiff) : Myron Mertz
  • 1953 : Amour, délices et golf (The Caddy: Harvey Miller, Jr.
  • 1953 : Un galop du diable (Money from Home): Virgil Yokum
  • 1954 : Ce n’est pas une vie (Living It Up) : Homer Flagg
  • 1954 : Le clown est roi (Three ring circus) : Jerome F. « Jerry » Hotchkiss
  • 1955 : Un pitre au pensionnat (You’re Never Too Young) : Wilbur Hoolick
  • 1955 : Artistes et Modèles (Artists and Models) : Eugene Fullstack
  • 1956 : Le Trouillard du far west (Pardners: Wade Kingsley Jr. / Wade Kingsley Sr.
  • 1956 : Un vrai cinglé de cinéma (Hollywood or Bust: Malcolm Smith
  • 1957 : Le Délinquant involontaire (The Delicate Delinquent: Sidney L. Pythias
  • 1957 : P’tite tête de troufion (The Sad Sack) : Meredith C. Bixby
  • 1958 : Trois bébés sur les bras (Rock-a-Bye Baby) : Clayton Poole
  • 1958 : Le Kid en kimono (The Geisha Boy) : Gilbert Wooley
  • 1959 : Tiens bon la barre matelot (Don’t Give Up the Ship): John Paul Steckler I / John Paul Steckler IV / John Paul Steckler VII
  • 1959 : Li’l Abner : Itchy McRabbit (brève apparition)
  • 1960 : Mince de planète (Visit to a Small Planet) : Kreton
  • 1960 : Raymie : Chanteur du générique
  • 1960 : Le Dingue du Palace (The Bellboy) : Stanley / Lui-même
  • 1960 : Cendrillon aux grands pieds (Cinderfella) : Cinderfella
  • 1961 : Le Tombeur de ces dames (The Ladies Man) : Herbert H. Heebert / Mama Heebert
  • 1961 : Le Zinzin d’Hollywood (The Errand Boy: Morty S. Tashman
  • 1962 : L’Increvable Jerry (It’$ Only Money) : Lester March
  • 1963 : Docteur Jerry et Mister Love (The Nutty Professor) : Professeur Julius Kelp / Buddy Love / Baby Kelp
  • 1963 : Un chef de rayon explosif (Who’s Minding the Store?: Norman Phiffier
  • 1964 : Jerry souffre-douleur (The Patsy) : Stanley Belt / Chanteurs du trio
  • 1964 : Jerry chez les cinoques (The Disorderly Orderly) : Jerome Littlefield
  • 1965 : Les Tontons farceurs (The Family Jewels: Willard Woodward / James Peyton / Everett Peyton / Julius Peyton / Capitaine Eddie Peyton / Skylock Peyton / « Bugs » Peyton
  • 1965 : Ligne rouge 7000 (Red Line 7000) : Le chauffeur (brève apparition)
  • 1965 : Boeing Boeing : Robert Reed
  • 1966 : Trois sur un sofa (Three on a Couch) : Christopher Pride / Warren / Ringo / Rutherford / Heather
  • 1966 : Tiens bon la rampe, Jerry (Way… Way Out: Pete Mattemore
  • 1966 : Un monde fou, fou, fou, fou (It’s a Mad Mad Mad Mad World) de Stanley Kramer (brève apparition)
  • 1967 : Te casse pas la tête Jerry (Don’t Raise the Bridge, Lower the River): George Lester
  • 1967 : Jerry la grande gueule (The Big Mouth): Gerald Clamson / Syd Valentine
  • 1968 : Silent Treatment
  • 1969 : Cramponne-toi Jerry (Hook, Line & Sinker) : Peter Ingersoll / Fred Dobbs
  • 1970 : One More Time : Bandleader (voix)
  • 1970 : Ya ya mon général ! (Which Way to the Front?: Brendan Byers III
  • 1972 : The Day the Clown Cried : Helmut Doork
  • 1980 : Rascal Dazzle : Narrateur
  • 1980 : Au boulot… Jerry ! (Hardly Working) : Bo Hooper
  • 1982 : Slapstick (Of Another Kind) : Wilbur Swain / Caleb Swain
  • 1983 : La Valse des pantins (The King of Comedy) : Jerry Langford
  • 1983 : Cracking Up : Warren Nefron / Dr. Perks
  • 1984 : Par où t’es rentré ? On t’a pas vu sortir : Clovis Blaireau
  • 1984 : Retenez-moi… ou je fais un malheur ! : Jerry Logan
  • 1987 : Fight for Life (TV) : Dr. Bernard Abrams
  • 1989 : Cookie : Arnold Ross
  • 1990 : Super Force (« Super Force ») (série TV)
  • 1992 : Mr. Saturday Night : Invité
  • 1993 : Arizona Dream : Leo Sweetie
  • 1995 : Les Drôles de Blackpool (Funny bones) : George Fawkes
  • 1995 : Jerry Lewis Stars Across America (TV) : Présentateur
  • 2008 : The Nutty Professor (TV) : Professeur Julius Kelp / Buddy Love (voix)
  • 2010 : Max Rose : Max Rose
  • Nutty Professor III
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    LOUIS DE FUNES

     

        LOUIS DE FUNES

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    le 31 juillet 1914 à Courbevoie (France)

    Décédé le 27 janvier 1983à Nantes (France)

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    Né à Courbevoie le 31 juillet 1914, Louis de Funès est le troisième enfant d’un couple arrivé d’Espagne en France en 1904après que son père, Carlos Luis de Funes de Galarza (1871-1934), eut enlevé sa mère Leonor Soto y Reguera (1878-1957) parce que la famille de celle-ci s’opposait à leur union.

    Son père, qui ne peut plus exercer sa profession d’avocat (comme il le faisait en Espagne) depuis son installation en France, s’improvise diamantaire. Ce père, préoccupé par l’avenir de son fils, personnage un peu fantasque qu’il a peu connu, semble avoir eu moins d’influence sur lui que sa mère. Ainsi, Louis de Funès a raconté qu’elle fut son premier professeur de comédie : « Il arrivait à ma mère de me courser autour de la table en criant « Yé vais té toué », dans sa façon d’être et d’agir, elle possédait, sans le savoir, le génie des planches. ». Elle lui donne également ses premières leçons de piano à l’âge de 5 ans.

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    À 16 ans, après des études secondaires moyennes et sur les conseils de son frère devenu fourreur, Louis de Funès entre à l’École Professionnelle de la Fourrure mais il en est renvoyé pour chahut. Il travaille ensuite chez plusieurs fourreurs, exerce successivement différents métiers, mais à cause de ses renvois systématiques et par lassitude de ses frasques professionnelles, ses parents l’inscrivent en 1932à l’École Technique de Photographie et de Cinéma (ETPC), aujourd’hui École nationale supérieure Louis-Lumière, située à deux pas de son domicile. Dans les cours, il a notamment pour condisciple Henri Decaë qui fut bien plus tard directeur de la photographie sur plusieurs de ses films. Finalement il est renvoyé pour incendie volontaire.

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    Recommence alors le cycle de périodes de chômage et d’emplois (étalagiste, dessinateur industriel, aide comptable, etc.) d’où il finit toujours par se faire renvoyer. En 1936, il épouse sa première femme, Germaine Louise Élodie Carroyer. Un enfant naît de cette union en 1937, Daniel de Funès, mais le couple se sépare très vite même si le divorce n’est prononcé qu’en 1942. Bientôt il commence à se faire engager comme pianiste de bar. Il joue dans un grand nombre d’établissements, enchaînant des soirées de douze heures (de 17 h 30 à 5 h 30 du matin), payé à la coupelle (le pourboire des clients) ou touchant un cachet de misère. Louis de Funès est alors un excellent musicien selon Eddy Barclay – ce dont il se servira dans certains de ses films tels que La Rue Sans Loi, Le Corniaud, La Grande Vadrouille, Le Grand Restaurant ou encore L’Homme orchestre – et possède une bonne connaissance du cinéma de son époque.

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     Le hasard va ramener de Funès vers la comédie :  » Un hasard prodigieux. Je descendais d’un wagon de première classe dans le métro, et Daniel Gélin (mon copain de chez Simon) montait dans un wagon de seconde classe. La porte allait se refermer, lorsqu’il me crie : « Téléphone-moi demain. J’ai un petit rôle pour toi.  » C’était pour « L’Amant de paille » (1945) de Marc-Gilbert Sauvageon. Je reprenais le rôle qu’avait créé Bernard Blier. » C’est Gélin, toujours, qui le fait débuter au cinéma dans  » La Tentation de Barbizon » (1945) de Jean Stelli, où son rôle se résume… à ouvrir une porte.

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      Jusqu’en 1954, il apparaîtra dans une cinquantaine de films mais dans des rôles si insignifiants qu’un jour Françoise Rosay qui tournait avec lui « La Reine Margot » (1954) de Jean Dréville, s’insurgea :  » On me voit tout le temps de face. C’est son tour de temps en temps. » De Funès réduit pendant des années à n’être qu’un « dos », on juge ainsi mieux de la longue marche qu’il aura dû accomplir avant de devenir la coqueluche du public français. En attendant, pour survivre, de Funès se livre à toutes sortes de travaux :  » A l’époque, je doublais le matin (entre autres la voix de Toto le comique italien), je tournais l’après-midi, et j’étais le soir au théâtre. »

     

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      Il faudra attendre 1956, après dix ans de carrière et près de 80 films, pour qu’il accède enfin aux premiers rôles. Cette année-là, il tourne  » La traversée de Paris (1956) de Claude Autant-Lara, un des meilleurs réalisateurs du moment, avec Gabin et Bourvil. Son rôle de Jambier, l’épicier du marché noir égorgeur de cochon, est le premier grand personnage créé par de Funès. C’est à partir de ce film en tout cas que l’acteur va devenir  » un film à lui tout seul « . La critique commence d’ailleurs à s’intéresser à lui, et avec  » Ni vu ni connu  » (1957) d’Yves Robert, elle le présente comme l’un des meilleurs comiques français du moment.

                              

      Parallèlement, de Funès poursuit sa carrière théâtrale marquée par le triomphe d’ »Oscar » qu’il reprendra cinq ans plus tard au cinéma avec le même succès. L’identification devient totale entre l’acteur et ce personnage d’une absolue loufoquerie. A ce propos de Funès déclarera :  » J’aime bien incarner, afin de les ridiculiser, les types qui se prennent au sérieux et veulent se faire respecter… J’aime trouver le petit détail, le grain de sable qui fera s’écrouler ce personnage gonflé de vanité. » Il a tant à dire sur ce  » personnage « , que lorsqu’il reprendra la pièce en 1971, il l’allongera de vingt bonne minutes, reconnaissant y avoir  » changé des trucs et ce n’est pas fini « . Par les nombreux gags dont il ponctue le texte original, de Funès finit par devenir le véritable auteur de la pièce. C’est avec elle qu’il impose son type de comique. Pourtant sa carrière cinématographique marque encore le pas, il reste en effet souvent un faire-valoir des têtes d’affiche. En 1961, il tourne dans  » Le crime ne paie pas  » de Gérard Oury : ce film, pour lequel il ne figure même pas au générique, sera pourtant celui qui décidera Oury à se consacrer désormais à la comédie et surtout de donner à de Funès des rôles à la mesure de sa verve. Quant à  » pouic-pouic  » que de Funès tourne deux ans plus tard, il marque sa première rencontre avec Jean Girault qu’il retrouvera pour la fameuse série des  » Gendarmes ».

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      Avec déjà 100 films à son actif, Louis enchaîne avec celui qui le fait enfin accéder au vedettariat : « Le gendarme de Saint -Tropez » (1964) de Jean Girault. Puis il retrouve Bourvil pour le Corniaud (1964) de Gérard Oury. Face à son grand « rival » en comédie, il impose sa propre image de marque, plus gestuelle que verbale :  » On me donne toujours trop de texte, reconnaît-il. Je n’ai pas un comique de mots, mais de geste d’attitude, de situation… Rappelez-vous la scène de la douche du corniaud. Elle est parfaite. « 

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      Le tandem de Funès-Bourvil se retrouvera une dernière fois à l’affiche de ce qui constitue, aujourd’hui encore, le plus phénoménal succès français,  » La grande Vadrouille  » (1966) de Gérard Oury, sans se nuire, bien au contraire, les deux acteurs, qui ont activement participé à l’élaboration du scénario, composent, chacun dans son registre, un duo d’une incontestable drôlerie.

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      Après  » La Folie des grandeurs  » (1971), où, dû au décès de son ami Bourvil, est le partenaire d’un Yves Montand inattendu, de Funès clôt sa collaboration avec Oury avec  » Les Aventures de Rabbi Jacob  » (1973). En 1974, alors que tout est prêt pour le premier tour de manivelle d’un nouveau film avec Oury,  » Le Crocodile « , Louis est victime d’un infarctus. Les problèmes financiers que soulèveront cette défection forcée jetteront un froid dans ses relations avec le cinéaste. Remis de ces problèmes de santé, de Funès entame une nouvelle collaboration avec Claude Zidi dont il semble à l’en croire fort satisfait :  » Je ne veux plus jouer les homme en colère, insupportables. On me l’a trop fait faire. Claude Zidi l’a compris qui m’a écrit un rôle plein de nuances… Il y a un sentiment que j’aime bien exprimer aujourd’hui, la candeur. »

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       »L’Aile ou la cuisse  » (1976) de Zidi forme un nouveau duo de comiques, de Funès-Coluche. Ce qui n’était pas pour déplaire è Louis, volontiers disposé aux confrontations d’acteurs, comme il en donne une autre preuve avec Annie Girardot avec laquelle il forme le couple chamailleur de  » La Zizanie  » (1977), toujours de Zidi.

      C’est avec Jean Girault, le père des gendarmes, avec lequel il a toujours travaillé en bonne harmonie qu’il terminera pourtant sa carrière. En 1980, Louis réalise avec lui un vieux rêve pour lequel il avait cherché des gags toute sa vie, « L’Avare » (1980) de Molière. Malgré un rôle où il peut donner libre cours à son goût pour les personnages de faux jetons, de Funès ne récolte qu’un demi-succès . Louis de Funès meurt le 27 janvier 1983, après avoir endossé une ultime fois l’uniforme dans  » Le Gendarme et les Gendarmettes  » (1982) sous la direction de Jean Girault. Dans le silence et le recueillement, le corps de Louis de Funès est inhumé dans un monument du cimetière du Cellier. Louis de Funès, aujourd’hui, y repose et continue de nous faire rire pour l’éternité en compagnie de Bourvil, Fernandel et d’autres comiques qui méritent notre respect.

                           

     

    FILMOGRAPHIE: sélective

  • 1962 : Le Gentleman d’Epsom, de Gilles Grangier : Gaspard Ripeux, restaurateur et turfiste
  • 1962 : Nous irons à Deauville, de Francis Rigaud : le vacancier énervé au volant
  • 1962 : Le Diable et les Dix Commandements – sketch Tu ne déroberas point, de Julien Duvivier : Antoine Vaillant, l’escroc
  • 1963 : Les Veinards – sketch Le Gros Lot, de Jack Pinoteau : Antoine Beaurepaire, heureux gagnant de la loterie
  • 1963 : Pouic-Pouic, de Jean Girault : Léonard Monestier, riche homme d’affaires
  • 1963 : Carambolages, de Marcel Bluwal : Norbert Charolais, P.D.G, de l’agence de publicité « 321 »
  • 1964 : Faites sauter la banque, de Jean Girault : Victor Garnier, propriétaire du magasin « Chasse et Pêche »
  • 1964 : Des pissenlits par la racine, de Georges Lautner : Jacques, le cousin de Jérôme, dit Jockey Jack, petit truand
  • 1964 : Le Gendarme de Saint-Tropez, de Jean Girault : le maréchal des logis-chef Ludovic Cruchot
  • 1964 : Fantômas, d’André Hunebelle : le commissaire de police Paul Juve
  • 1964 : Une souris chez les hommes ou Un Drôle de caïd, de Jacques Poitrenaud : Marcel Ravelais, cambrioleur à la petite semaine
  • 1965 : Le Corniaud, de Gérard Oury : Léopold Saroyan, directeur d’import-export
  • 1965 : Fantômas se déchaîne, d’André Hunebelle : le commissaire de police Paul Juve
  • 1965 : Le Gendarme à New York, de Jean Girault : le maréchal des logis-chef Ludovic Cruchot
  • 1965 : Les Bons Vivants ou Un Grand Seigneur, de Gilles Grangier et Georges Lautner : Léon, Louis, Marie Haudepin, président de l’amicale de judo « L’Athlétic club »
  • 1966 : La Grande Vadrouille, de Gérard Oury : Stanislas Lefort, chef d’orchestre
  • 1966 : Le Grand Restaurant, de Jacques Besnard : Monsieur Septime, patron d’un grand restaurant parisien
  • 1967 : Fantômas contre Scotland Yard, d’André Hunebelle : le commissaire de police Paul Juve
  • 1967 : Les Grandes Vacances, de Jean Girault : Mr Charles Bosquier, directeur de l’institut privé
  • 1967 : Oscar, d’Édouard Molinaro (Louis de Funès est scénariste) : Mr Bertrand Barnier, riche homme d’affaires
  • 1968 : Le Petit Baigneur, de Robert Dhéry : Louis-Philippe Fourchaume, directeur des chantiers-navals
  • 1968 : Le Tatoué, de Denys de La Patellière : Félicien Mézeray, homme d’affaires et vendeur de tableaux
  • 1968 : Le gendarme se marie, de Jean Girault : le maréchal des logis-chef Ludovic Cruchot
  • 1969 : Hibernatus, d’Édouard Molinaro (Louis de Funès est scénariste) : Hubert Barrère de Tartas, important industriel
  • 1970 : L’Homme orchestre, de Serge Korber : Mr Édouard, alias Evan Evans, impresario et maître de ballet d’une troupe de danseuses
  • 1970 : Le Gendarme en balade, de Jean Girault : le maréchal des logis-chef Ludovic Cruchot
  • 1970 : Sur un arbre perché, de Serge Korber : Henri Roubier, industriel, promoteur auto-routier
  • 1971 : La Folie des grandeurs, de Gérard Oury : Don Salluste, ministre de Sa Majesté le roi d’Espagne
  • 1971 : Jo, de Jean Girault : Antoine Brisebard, auteur de romans policiers
  • 1973 : Les Aventures de Rabbi Jacob, de Gérard Oury : Victor Pivert, riche entrepreneur
  • 1976 : L’Aile ou la Cuisse, de Claude Zidi : Charles Duchemin, directeur du guide touristique
  • 1978 : La Zizanie, de Claude Zidi : Guillaume Daubray-Lacaze, petit industriel et maire
  • 1979 : Le Gendarme et les Extra-terrestres, de Jean Girault : Le maréchal des Logis-chef Ludovic Cruchot
  • 1980 : L’Avare, de Jean Girault et Louis de Funès : Harpagon, le père avare
  • 1981 : La Soupe aux choux, de Jean Girault (Louis de Funès est scénariste) : Claude Ratinier dit Le Glaude, paysan sabotier du hameau Les Gourdiflots
  • 1982 : Le Gendarme et les Gendarmettes, de Jean Girault et Tony Aboyantz : le maréchal des logis-chef Ludovic Cruchot
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     LOUIS DE FUNES LE PLUS

    GRAND COMIQUE DE TOUS LES TEMPS

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