TRANSFORMERS

 

TRANSFORMERS 3

Transformers 3

UN TOURNAGE EXPLOSIF…..



LIVRES

 

    LA FORET DES MANES

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Une juge d’instruction parisienne met sur écoute le psychanalyste de son petit ami qu’elle croit infidèle. Cette surveillance l’entraîne sur la piste de l’auteur de trois crimes sauvages commis sur des femmes. L’enquête la mène en Amérique du Sud, à la découverte d’un secret terrible et inattendu qui mêle génétique, histoire et violence primitive. 

EXTRAIT

C’ETAIT CA. Exactement ça.
Les escarpins Prada repérés dans le Vogue du mois dernier.
La note discrète, décisive, qui achèverait l’ensemble.
Avec la robe qu’elle imaginait- un petit truc noir qu’elle avait acheté trois fois rien rue du Dragon- ce serait parfait. Tout simplement dégaine. Sourire. Jeanne Korowa s’étira derrière son bureau. Elle avait enfin trouvé sa tenue pour le soir.
A la fois dans la forme mais aussi dans l’esprit.

Elle vérifia encore une fois son portable. Pas de message. Une pointe d’angoisse lui crispa l’estomac. Plus aiguë, plus profonde encore que les précédentes. Pourquoi n’appelait-il pas ? Il était plus de 16 heures. N’était-il pas déjà trop tard pour confirmer un dîner ?

Elle balaya ses doutes et téléphona à la boutique Prada de l’avenue Montaigne. Avaient-ils les chaussures ? en 39 ? Elle serait là avant 19 heures. Bref soulagement. Aussitôt rattrapé par une autre inquiétude. Déjà 800 euros de découvert sur son compte… Avec ce nouvel achat, elle passerait au-delà des 1 300 euros.

Mais on était le 29 mai. Son traitement lui serait versé dans deux jours. 4 000 euros. Pas un cent de plus, primes comprises.
Elle allait donc attaquer son mois, encore une fois, avec un tiers de ses revenus amputés. Elle avait l’habitude. Depuis longtemps, elle pratiquait la claudication bancaire avec une certaine agilité.

Elle ferma les yeux. S’imagina juchée sur ses talons vernis. Ce soir, elle serait une autre.
Méconnaissable. Flamboyante. Irrésistible.
Le reste ne serait qu’un jeu d’enfant. Rapprochement. Réconciliation.
Nouveau départ…

Mais pourquoi n’appelait-il pas ? C’était pourtant lui qui avait repris contact la veille au soir. Pour la centième fois de la journée, elle ouvrit sa boîte aux lettres électronique et consulta l’e-mail.

« Les mots nous font dire n’importe quoi. Je n’en pensais pas un seul, évidemment. Dîner à deux, demain ? Je t’appelle et passe te prendre au tribunal. Je serai ton roi, tu seras ma reine… »

Les derniers mots étaient une référence à Heroes, une chanson de David Bowie. Une version collector, où la rock-star chante plusieurs couplets en français. Elle revoyait la scène, le jour où ils avaient découvert le disque vinyle chez un marchand spécialisé du quartier des Halles. La joie dans ses yeux, à lui. Son rire… A cet instant précis, elle n’avait plus rien souhaité d’autre. Susciter toujours, ou simplement préserver, cette flamme dans ses yeux.
Comme les vestales de la Rome antique devaient toujours entretenir le foyer sacré du temple.

Le téléphone sonna. Pas son portable. Le fixe.

-Allô
-Violet.
En une fraction de seconde, Jeanne réintégra sa peau officielle.
-On en est où ?
-Nulle part.
-Il a avoué ?
-Non.
-Il l’a violée, oui ou merde ?
-Il dit qu’il ne la connaît pas.
-Elle n’est pas censée être la fille de sa maîtresse ?
-Il dit qu’il ne connaît pas non plus la mère.
-Le contraire est facile à démontrer, non ?
-Rien n’est facile sur ce coup.
-Combien d’heures il reste ?
-Six. Autant dire que dalle. Il a pas bronché en dix-huit heures.
-Chiotte.
-Comme tu dis. Bon. J’y retourne et je fais monter la sauce.
Mais à moins d’un miracle…

Elle racccrocha et mesura sa propre indifférence. Entre la gravité du dossier – viol et violences sur une mineure – et les enjeux dérisoires de sa vie – dîner ou pas dîner ? -, il y avait un gouffre. Pourtant, elle ne pouvait penser à rien d’autre qu’à son rendez-vous.

Un des premiers exercices à l’Ecole de la magistrature était le visionnage d’une séquence vidéo : un flagrant délit filmé par une caméra de sécurité. On demandait ensuite à chaque apprenti juge de raconter ce qu’il avait vu. On obtenait autant de versions que de témoignages. La voiture changeait de marque, de couleur. Le nombre des agresseurs différait. La succession des événements n’était jamais la même. L’exercice donnait le ton. L’objectivité n’existe pas. La justice est une affaire humaine. Imparfaite, fluctuante, subjective.

Machinalement, Jeanne scruta encore l’écran de son portable.
Rien. Elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Depuis le matin, elle n’avait cessé d’attendre cet appel. D’imaginer, de divaguer, tournant et retournant les mêmes pensées, les mêmes espoirs, puis, la seconde d’après, sombrant dans une détresse totale. Plusieurs fois, elle avait été tentée d’appeler elle-même. Mais non. Pas question. Il fallait tenir…

17 h 30. Soudain, la panique s’engouffra en elle. Tout était fini. Cette vague promesse de dîner, c’était l’ultime sursaut du cadavre. Il ne reviendrait pas. Il fallait l’admettre. «Faire son deuil» «Se reconstruire» «S’occuper de soi». Des expressions à la con qui ne signifient rien sinon la détresse de pauvres filles comme elle. Toujours larguées. Toujours en peine. Elle balança son stabilo et se leva.

Son bureau était situé au troisième étage du TGI (tribunal de grande instance) de Nanterre. 10 mètres carrés encombrés de dossiers qui puaient la poussière et l’encre d’imprimante, où se serraient deux bureaux -, le sien et celui de sa greffière, Claire. Elle lui avait donné congé à 16 heures pour pouvoir flipper tranquille.

Elle se posta devant la fenêtre, observa les coteaux du parc de Nanterre. Lignes douces des vallons, pelouses dures. Des cités aux tons d’arc-en-ciel sur la droite et, plus loin, les « tours-nuages » d’Emile Aillaud, l’architecte qui disait : « La préfabrication est une fatalité économique mais elle ne doit pas donner l’impression aux gens qu’ils sont eux-mêmes préfabriqués. » Jeanne aimait cette citation. Mais elle n’était pas certaine que le résultat soit à la hauteur des espérances de l’architecte. Chaque jour, elle voyait se déverser dans son cabinet la réalité produite par ces cités de merde : vols, viols, voies de fait, deals… Pas du préfabriqué, c’est sûr.

Elle revint s’installer derrière son bureau, nauséeuse, se demandant combien de temps elle tiendrait encore avant de s’enfiler un Lexomil. Ses yeux tombèrent sur un bloc de papier à lettres. Cour d’appel de Versailles. Tribunal de grande instance de Nanterre. Cabinet de Mme Jeanne Korowa. Juge d’instruction près le TGI de Nanterre. En écho, elle entendait les formules qui la caractérisaient habituellement. La plus jeune diplômée de sa promotion. La « petite juge qui monte ». Promise à devenir l’égale des Eva Joly et autres Laurence Vichnievsky. Ca, c’était la version officielle.

La version intime était un désastre. Trente-cinq ans. Pas mariée. Pas d’enfants. Quelques copines, toutes célibataires. Un trois-pièces en location dans le VIe arrondissement. Aucunes économies. Aucun patrimoine. Aucune perspective. Sa vie avait filé, de l’eau entre ses doigts. Et maintenant, au restaurant, on commençait à l’appeler « madame » et non plus « mademoiselle ». Merde.

Deux ans auparavant, elle avait sombré. L’existence, qui avait déjà un goût amer, avait fini par ne plus avoir de goût du tout. Dépression. Hospitalisation. A cette époque, vivre signifiait seulement «souffrir». Deux mots parfaitement équivalents, parfaitement synonymes. Bizarrement, elle gardait un bon souvenir de son séjour en institut. Chaud, en tout cas. Trois semaines de sommeil, nourrie aux médocs et aux petits pots pour bébés. Le retour au réel s’était fait en douceur. Antidépresseurs. Analyse… Elle conservait aussi de cette période une faille invisible à l’intérieur d’elle-même, qu’elle prenait soin d’éviter au quotidien à coups de psy, de pilules, de sorties. Mais le trou noir était là, toujours proche, presque magnétique, qui l’attirait en permanence…

Elle chercha dans son sac ses Lexomil. Plaça sous sa langue une barrette entière. Jadis, elle n’en prenait qu’un quart mais, accoutumance oblige, elle s’assommait maintenant avec une dose complète. Elle s’enfonça dans son fauteuil. Attendit. Trés vite, le poing se dénoua sur sa poitrine. Sa respiration devint plus fluide. Ses pensées perdirent en acuité…

On frappa à la porte. Elle sursauta. Elle s’était endormie.

Stéphane Reinhardt, dans sa veste pied-de-poule, apparut sur le seuil. Décoiffé. Chiffonné. Pas rasé. Un des sept juges déinstruction du TGI. On les appelait les « sept mercenaires ». Reinhardt était de loin le plus sexy. Plutôt Steve McQueen que Yul Brynner.

- C’est toi qui assures la permanence financière ?
- Si on veut.

Depuis trois semaines, on lui avait attribué ce domaine, dont elle n’était pas spécialiste. Elle aurait pu tout aussi bien hériter du grand banditisme ou du terrorisme.

- C’est toi ou non ?
- C’est moi.

Reinhardt brandit une chemise de papier vert.

- Ils se sont gourés au parquet. Ils m’ont envoyé ce RI.

Un « RI » est un réquisitoire introductif rédigé par le procureur ou son substitut, suite au premier examen d’une affaire. Une simple lettre officielle agrafée aux premières pièces du dossier : procès-verbaux des policiers, rapport des services fiscaux, lettres anonymes… Tout ce qui peut aiguiller les premiers soupçons.

- Je t’ai fait une copie, continua-t-il. Tu peux l’étudier tout de suite. Je leur renvoie l’original ce soir. Ils te saisiront demain. Ou j’attends quelques jours et ce sera pour le prochain juge de permanence. Tu prends ou non ?
- C’est quoi ?
- Un rapport anonyme. A priori, un bon petit scandale politique.
- Quel bord ?

Il dressa sa main droite en direction de sa tempe, en un garde-à-vous comique.

- A droite toute, mon général !

En un souffle, sa vocation lui traversa le corps, l’emplissant d’un coup de certitudes et de promesses. Son boulot. Son pouvoir. Son statut de juge, par décret présidentiel.
Elle tendit le bras au-dessus de son bureau.

- Envoie.

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EXCELLENT….



TINTIN

 

LE CAPITAINE HADDOCK

 

TINTIN dans TINTIN



BOX OFFICE FRANCE

 

Box office France du 12-18 Janvier 2011

1/LE DERNIER DES TEMPLIERSSeason of the Witch

369 000 ENTREES/NOUVEAU

2/LE FILS A JOLe Fils à Jo

338 000 ENTREES/NOUVEAU

3/THE GREEN HORNETThe Green Hornet

277 000 ENTREES/NOUVEAU

4/LA CHANCE DE MA VIELa Chance de ma vie

218 000 ENTREES/Cumul 600 000 ENTREES

5/ARRIETTYKarigurashi no Arrietty

183 000 ENTREES/NOUVEAU

6/LES EMOTIFS ANONYMESLes Emotifs anonymes

113 000 ENTREES/Cumul 945 000 ENTREES

7/SOMEWHERESomewhere

108 000 ENTREES/Cumul 341 000 ENTREES

8/MON BEAU-PERE ET NOUSLittle Fockers

107 000 ENTREES/Cumul 1 137 000 ENTREES

9/RAIPONCETangled

96 000 ENTREES/Cumul 3 609 000 ENTREES

10/LOVE ET AUTRES DROGUESLove and Other Drugs

94 000 ENTREES/Cumul 549 000 ENTREES

Toujours aussi calme le Box Office..

Le demarrage de Green Hornet pas terrible…

Nicolas Cage a une bonne aura en France…

Arrietty merite mieux ,mais bon…..

 



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